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Genre et communication

Pansexualité, quand le genre devient secondaire

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Le genre est un sujet de plus en plus discuté dans les médias. Que ce soit au niveau de sa remise en question, de l’orientation sexuelle, ou encore de l’égalité. Ce thème est au centre de nos vies et de notre société actuelle.

Il y a quelques semaines, lors d’une discussion de groupe, une amie nous dit « Que ce soit un homme, une femme, ou autre, je me fiche du genre, ce qui m’importe, c’est la personne, l’être humain ». Cette phrase m’a marquée et a accentué la preuve qu’aujourd’hui, les orientations sexuelles tendent à se complexifier. J’ai donc décidé d’effectuer des recherches, et je suis tombée sur ce mot, parmi beaucoup d’autres des termes LBGTQI+: la « pansexualité ». Cependant, lorsque j’écris ces phrases, mon correcteur automatique ne reconnait même pas ce terme.

Cela est fâcheux, un terme si important désormais dans le mouvement LGBTQI+, mais souligné de pointillés rouges. Ok google, une remise à niveau s’impose !

Quelle est donc cette orientation sexuelle que si peu de personnes connaissent ?

Un terme qui ne date pourtant pas d’aujourd’hui

Le mot « pansexualité » est apparu au XXème siècle. À l’origine, Freud le définit comme un terme psychologique qui décrit le sexe comme un facteur de motivation primordial pour les êtres humains. Le psychiatre, a été contredit par de nombreux chercheurs plus tard. Le sociologue Arnaud Alessandrin, à titre d’exemple, spécialiste des transidentités, et auteur du livre Sociologie des transidentités a donné à la pansexualité une définition plus précise et actuelle : « L’attirance, l’orientation, la pratique, ou l’absence de pratique sexuelle, vis-à-vis d’une personne, et ce peu importe le sexe anatomique et le genre de la personne.»

Autrement dit, peu importe le genre de la personne, une personne pansexuelle sera à la recherche d’une aventure, ou de son âme soeur, mais surtout de la meilleure personnalité qui va lui correspondre. L’être humain passe donc avant tout.

Une émergence de nombreux termes

La pansexualité tend à être confondue avec d’autres orientations, la plus fréquente étant la bisexualité.

En effet, si nous analysons l’étymologie du mot pansexualité, nous retenons «pan », qui signifie « tout » en grec, à contrario du mot « bi » pour le terme de bisexualité, qui signifie deux, soit un homme ou une femme. La pansexualité inclut donc les hommes, les femmes, mais également les personnes transgenres, intersexes, non-binaires… Autrement dit, une personne pansexuelle peut tomber amoureuse de n’importe quel être humain. Elle sera d’abord attirée par une personnalité, et non par un genre préétabli. La journée internationale de la pansexualité a lieu le 23 septembre, le même jour que celle de la bisexualité

Tout comme l’homosexualité, ou la bisexualité, la pansexualité est représentée par son drapeau depuis 2010, avec trois couleurs ; le rose, le jaune et le bleu. Le rose symbolise l’attirance vers les femmes, le bleu vers les hommes, et enfin, le jaune au milieu symbolise l’attirance pour les autres genres. Ce drapeau a été créé dans le but de montrer l’absence d’existence de la binarité des genres (féminin/masculin).

Comme dit précédemment, si nous observons l’étymologie du mot « bi », une personne bisexuelle sera seulement attirée par deux genres, féminin et masculin. Son drapeau, créé en 1998, possède également trois couleurs ; le rose, le violet et et le bleu. Le rose pour l’homosexualité, le bleu pour l’hétérosexualité et le violet pour le mélange des deux, la bisexualité. Il existe également beaucoup d’autres orientations qui tendent à être confondues, mais cela n’est pas pour autant qu’une personne bisexuelle, queer, ou encore panromantique aura les mêmes désirs qu’une personne pansexuelle.

En effet, une personne queer ne se reconnaît pas dans la sexualité hétérosexuelle, ou ne se sent pas appartenir à un genre défini. Pour ce qui est des personnes panromantiques, il n’est pas question d’attirance sexuelle comme les pansexuel.le.s, mais uniquement d’attirance amoureuse. Tous ces termes peuvent porter à confusion et prouvent la complexité du genre et des orientations dans notre société actuelle. Effectivement, de nombreux spécialistes ont travaillé récemment sur ces sujets, comme le sociologue Didier Eribon, ou encore l’écrivaine et poétesse Maggie Nelson. Cette dernière parle de “ la pluralité du désir avec exigence et passion », qui approfondissent les recherches sur ces termes.

Sur les réseaux sociaux, et notamment sur YouTube, de nombreuses personnes en discutent également, ou expliquent simplement ce qu’est la pansexualité, comme Keyza, Cam Grande Brune, Undoomed, ou encore sur la chaîne YouTube de France.tv slash. De même, pour aller plus loin, de nombreux comptes Instagram mettent en avant le questionnement du genre, de la sexualité féminine et masculine avec de nombreux témoignages.

Undoomed : https://www.youtube.com/watch?v=zAISPmxu7Tg&t=270s

Keyza : https://www.youtube.com/watch?v=PbrPu9LJK2k

France.tv slash : https://www.youtube.com/watch?v=_Rlm-mU2QGA

Cam Grande Brune : https://www.youtube.com/watch?v=X8PwC3vN-Zs

La pansexualité portée par le mouvement de la pop-culture

Certes, la pansexualité a été en premier lieu reconnue par des sociologues, mais c’est surtout le mouvement de la pop-culture qui a fait émerger ce terme. En effet, de nombreux artistes se revendiquent comme tel.le.s. La plus marquante reste sans doute Héloïse Létissier, la chanteuse de Christine and the Queens, qui dans de nombreuses interviews, a abordé sa revendication du dépassement du genre. Elle a même rayé une partie de son nom de scène pour s’appeler seulement “Chris”.

Les artistes Miley Cyrus, et Jannelle Monáe ont également fait connaître cette orientation en faisant leur coming-out. Pour la petite anecdote, c’est lors d’une interview accordée au magazine Rolling Stone que Jannelle Monáe aborde pour la première fois sa pansexualité. Les parts de recherches sur ce terme ont augmenté de 11.000%, juste après cette déclaration sur le dictionnaire en ligne Merriam-Webster !

La pansexualité n’est pas la seule orientation portée par le mouvement de la pop-culture. Il s’agit là plus globalement d’une remise en question du genre en général, avec par exemple, la remise en cause de la masculinité et de la virilité proclamée par le chanteur et compositeur Eddy De Pretto. Ces artistes bousculent les codes, et nous donnent, nous l’espérons, les perspectives d’un monde plus ouvert, malgré la complexité des différentes orientations et du vocabulaire qui existe pour donner un mot à ce que chacun.e peut être, ou ressentir.

La pansexualité, une question de génération ?

De plus en plus de personnes se revendiquent pansexuel.le.s, mais ces dernières figurent souvent parmi les plus jeunes. De ce fait, nous pouvons nous poser la question suivante : est-ce une question de génération ? de mode ?

Certains YouTubeurs parlent même de pansexualité dans les jeux vidéos. En effet, créer un personnage, de n’importe quelle forme, genre, permet d’avoir un réel lien avec ce dernier. Par exemple, quand nous ressentons des émotions quand ce dernier meurt, vit une histoire d’amour ou encore accomplit des tâches, il est possible de s’éprendre du personnage, quelque soit la forme qu’il incarne (alien, robot, femme, homme…), ce qui peut faire penser à une forme de pansexualité. Cela peut sembler improbable de faire un parallèle avec les jeux vidéos, mais si nous y réfléchissons bien, cela est la même pratique dans la vraie vie.

Ainsi, la pansexualité, même si elle reste encore inconnue pour de nombreuses personnes, figure parmi l’une des principales orientations de notre génération. Pour autant, beaucoup de personnes ne revendiquent pas cette orientation, mais cela confirme désormais que définir ce que nous ressentons est essentiel pour les générations d’aujourd’hui qui ont soif d’expression des sentiments.

Ana Malmy

Sources :

https://www.lemonde.fr/m-actu/article/2018/05/18/christine-and-the-queens-monarque-absolue_5300749_4497186.html

http://interligne.co/faq/quelle-est-la-difference-entre-la-bisexualite-et-la-pansexualite/

http://madame.lefigaro.fr/societe/quest-ce-que-la-pansexualite-orientation-sexuelle-genre-160518-148592

http://www.leparisien.fr/societe/qu-est-ce-que-la-pansexualite-dont-se-revendique-la-chanteuse-janelle-monae-27-04-2018-7686960.php

https://www.femmeactuelle.fr/amour/couple/pansexualite-bisexualite-genres-45559

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Genre et communication

Élisabeth Borne, le pouvoir sans théâtre : portrait d’une femme d’État qui s’éloigne de Renaissance

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Élisabeth Borne, son parcours

Le départ d’Élisabeth Borne de la direction de Renaissance n’est pas un simple épisode d’appareil. Bien sûr, l’actualité immédiate est politique : l’ancienne Première ministre a annoncé se retirer des instances du parti en expliquant ne plus se reconnaître dans sa ligne actuelle, tout en restant adhérente, selon France 24 et Le HuffPost. Mais ce retrait dit surtout quelque chose d’elle : de sa manière d’exercer le pouvoir, de sa difficulté avec la mise en scène partisane, et d’un parcours qui n’a jamais ressemblé à celui d’une professionnelle classique de la politique.

Car Élisabeth Borne n’a jamais été une figure de séduction politique au sens contemporain du terme. Pas de storytelling chaleureux soigneusement calibré, pas de goût marqué pour l’hyperprésence médiatique, pas de personnage public construit autour d’un style. Son itinéraire est ailleurs : dans l’État, dans les transports, dans l’administration, dans le travail technique, dans la gestion de dossiers lourds, dans une forme de sérieux presque raide devenue sa signature.

À l’heure où elle s’éloigne de la direction de Renaissance, ce n’est donc pas seulement un mouvement interne à la macronie qu’il faut regarder. C’est aussi le portrait d’une femme de pouvoir qui, depuis des années, avance sans folklore, souvent sans affect apparent, et presque toujours à rebours des codes attendus d’une femme politique “bankable”.

Un départ de Renaissance qui ressemble à une clarification

Le fait est désormais acté : Élisabeth Borne a choisi de quitter la direction de Renaissance, en invoquant un désaccord avec la ligne portée par Gabriel Attal et avec le fonctionnement interne du parti. D’après France 24, elle a annoncé vouloir se mettre en retrait du bureau exécutif et démissionner du Conseil national, tout en restant simple adhérente. Le Figaro rapporte la même logique : elle dit ne plus se retrouver complètement dans une ligne qu’elle juge insuffisamment débattue.

Mais, au fond, ce départ n’a rien d’invraisemblable. Il prolonge une tension plus ancienne entre Élisabeth Borne et l’évolution de la galaxie macroniste. Elle a longtemps incarné une forme de macronisme gestionnaire, technicien, réformiste, mais relativement peu spectaculaire. Or la politique contemporaine récompense souvent l’incarnation rapide, la personnalisation forte, l’agilité médiatique, le rapport direct à l’opinion. Sur ce terrain-là, Borne n’a jamais semblé parfaitement à l’aise.

Son retrait de Renaissance ne marque donc pas seulement un désaccord tactique. Il éclaire une constante de son parcours : Élisabeth Borne est plus à l’aise dans la conduite que dans la conquête, plus dans la structure que dans la dramaturgie, plus dans l’État que dans le parti.

Une formation d’excellence, un parcours forgé dans la haute administration

Pour comprendre cette singularité, il faut repartir du début. Élisabeth Borne appartient à cette génération de hauts fonctionnaires passés par les grandes écoles de la République, avec une formation scientifique et administrative exigeante. Diplômée de Polytechnique et des Ponts et Chaussées, elle se construit d’abord dans les institutions, bien avant de devenir une figure électorale ou partisane.

Son parcours passe par les grands circuits de l’action publique : ministère de l’Équipement, administration, cabinets ministériels, transport, urbanisme, préfectorale, entreprises publiques. Elle travaille à la SNCF, rejoint ensuite Eiffage, dirige l’urbanisme de la Ville de Paris, devient préfète, puis prend la tête de la RATP avant son entrée au gouvernement. Ce trajet, rappelé par plusieurs biographies de référence comme Challenges ou Gala, dit déjà l’essentiel : Borne vient d’un monde où l’autorité se gagne moins par le charisme que par la compétence, la résistance et la maîtrise des dossiers.

C’est aussi ce qui explique son style. Chez elle, la politique n’est jamais apparue comme une aventure de récit personnel. Elle ressemble davantage à une prolongation de l’appareil d’État. Là où d’autres fabriquent une identité publique, elle installe une réputation : travailleuse, austère, sérieuse, parfois rugueuse.

Avant Matignon, une ascension par les dossiers plus que par les réseaux

L’entrée d’Élisabeth Borne dans le premier cercle du pouvoir ne se fait pas par un enracinement partisan ancien. Elle n’est ni une élue locale patiemment montée, ni une tribuneuse, ni une figure militante. Elle s’impose d’abord comme une femme de dossiers. Sous Emmanuel Macron, elle devient successivement ministre chargée des Transports, puis ministre de la Transition écologique, puis ministre du Travail.

Ce parcours ministériel est révélateur. On lui confie rarement des ministères de pure représentation. On lui confie des zones à forte intensité technique et à haut risque politique : les transports, l’écologie réglementaire, le travail, les réformes sociales. Cela dit quelque chose de la place qu’elle occupe dans le système : celle d’une exécutante de haut niveau, capable d’encaisser les conflits, de tenir une ligne, et de traverser la tempête sans spectaculaire effondrement.

Cette solidité lui ouvre Matignon en 2022. Sa nomination comme Première ministre fait alors événement pour une raison institutionnelle majeure : elle devient la deuxième femme à occuper cette fonction sous la Ve République après Édith Cresson. Mais le symbole, bien réel, ne doit pas masquer la matière politique du moment. Borne arrive à Matignon dans une période de forte instabilité, sans majorité absolue claire, avec une conflictualité sociale élevée et un quinquennat déjà entré dans sa phase la plus délicate.

À Matignon, la figure de la résistance plus que celle de la popularité

C’est sans doute à Matignon que l’image publique d’Élisabeth Borne se cristallise vraiment. Son passage restera associé à un usage répété du 49.3, aux budgets difficiles, à la réforme des retraites, à la gestion d’une majorité relative et à une usure politique permanente.

On a beaucoup décrit Élisabeth Borne comme “technocrate”, parfois comme “froide”, parfois comme “raide”. Mais ces mots, souvent employés comme des reproches, méritent d’être relus. Dans la vie politique française, les hommes de pouvoir qualifiés de durs ou de verticaux sont fréquemment perçus comme solides. Les femmes, elles, sont plus vite ramenées à un déficit supposé d’empathie, de chaleur ou d’incarnation. Le cas Borne a souvent révélé cette asymétrie.

Cela ne signifie pas qu’elle échappe à la critique. Son passage à Matignon a aussi laissé l’image d’une Première ministre qui peinait parfois à transformer la rigueur en récit collectif. Elle a tenu, mais elle a rarement enthousiasmé. Elle a résisté, mais rarement fédéré. Elle a gouverné, mais sans produire l’adhésion émotionnelle qu’exige désormais la politique-spectacle.

Et pourtant, c’est précisément ce qui rend son profil intéressant. Élisabeth Borne incarne une forme de pouvoir non glamour, non sentimental, presque anti-narratif. Dans un monde politique saturé de communication, elle a longtemps donné le sentiment de croire encore à la densité des notes, à la mécanique institutionnelle et à la discipline du travail.

Une femme politique qui n’a jamais vraiment joué le jeu de la séduction publique

Pour un site comme Fais pas genre, il y a ici quelque chose de plus profond qu’une simple biographie. Le cas Élisabeth Borne raconte aussi la difficulté française à regarder les femmes de pouvoir autrement qu’à travers des codes contradictoires.

On reproche souvent aux responsables politiques femmes d’être soit trop dures, soit trop faibles ; trop lisses, soit trop tranchantes ; trop techniciennes, soit trop médiatiques. Borne a cristallisé ce paradoxe. Parce qu’elle n’a jamais cherché à jouer la proximité performative, elle a souvent été lue comme distante. Parce qu’elle ne s’est pas coulée dans les attendus d’une figure politique chaleureuse, elle a parfois été renvoyée à une forme d’inconfort symbolique.

En cela, son parcours est révélateur. Élisabeth Borne n’a pas seulement gravi des échelons dans un univers dominé par des logiques masculines du pouvoir. Elle l’a fait sans se remaquiller politiquement pour rassurer. Elle n’a jamais semblé vouloir adoucir son image pour la rendre plus facilement consommable. Ce refus apparent de la séduction politique est peut-être aussi ce qui la rend moins “pop”, mais plus singulière.

Son retrait du parti ne signifie pas la fin de sa trajectoire

Quitter la direction de Renaissance ne veut pas dire disparaître. Les éléments rapportés par France 24 montrent au contraire qu’Élisabeth Borne souhaite désormais se consacrer davantage à “Bâtissons ensemble”, la structure qu’elle a créée pour porter des propositions et rassembler au-delà du strict cadre partisan.

Là encore, ce choix est cohérent avec son histoire. Borne n’a jamais paru fascinée par l’appareil pour lui-même. Elle a cherché le pouvoir, bien sûr, mais souvent comme levier d’action plus que comme scène d’expression. Son retrait des instances peut alors se lire comme une manière de retrouver un espace moins contraint par la compétition de leadership, moins soumis à la personnalisation permanente.

Il faut aussi noter que sa trajectoire ne se réduit pas à l’opposition avec Gabriel Attal. Ce départ raconte surtout une divergence de style, de méthode et d’époque. Entre une politique de structuration et une politique d’incarnation, Borne semble choisir la première, quitte à paraître moins audible dans un moment qui survalorise la seconde.

Ce que le parcours d’Élisabeth Borne dit du pouvoir aujourd’hui

Au fond, Élisabeth Borne occupe une place particulière dans la politique française contemporaine. Elle n’est pas une héroïne populaire, ni une grande oratrice, ni une bête d’appareil, ni une vedette médiatique. Elle est autre chose : une femme d’État façonnée par l’administration, les transports, la décision publique, la réforme, l’endurance.

Son parcours rappelle qu’il existe encore, au sommet de l’État, des trajectoires construites moins sur la conquête spectaculaire que sur la persévérance institutionnelle. Mais il montre aussi les limites de ce modèle dans une démocratie saturée par l’instant, l’image et la compétition des ego.

En quittant la direction de Renaissance, Élisabeth Borne ferme peut-être un chapitre. Pas forcément celui de son influence, mais celui d’une appartenance organique à une maison politique qui, visiblement, ne lui ressemble plus tout à fait. Son itinéraire, lui, reste celui d’une femme qui n’a jamais confondu autorité et séduction, présence et agitation, pouvoir et théâtre.

Le départ d’Élisabeth Borne de la direction de Renaissance n’est pas seulement un fait politique. C’est un révélateur. Il remet au premier plan le portrait d’une femme publique dont le parcours tranche dans un paysage obsédé par l’incarnation, la vitesse et la communication.

De Polytechnique à Matignon, de la RATP aux ministères régaliens de la réforme sociale, Élisabeth Borne a construit une carrière d’une rare densité, souvent dans la difficulté, presque toujours dans la maîtrise. Elle n’a jamais vraiment séduit la France politique au sens médiatique du mot. Mais elle a imposé autre chose : une forme de puissance sans folklore, de sérieux sans séduction obligatoire, de pouvoir sans théâtre.

Et c’est peut-être pour cela que son retrait de Renaissance ressemble moins à une disparition qu’à une cohérence retrouvée.

FAQ

Pourquoi Élisabeth Borne quitte-t-elle la direction de Renaissance ?
Elle explique ne plus se reconnaître complètement dans la ligne actuelle du parti et critique un fonctionnement interne où les orientations ne seraient pas assez débattues, tout en restant adhérente.

Quel est le parcours d’Élisabeth Borne avant Matignon ?
Avant de devenir Première ministre, Élisabeth Borne a mené une carrière dans la haute administration, les transports et les entreprises publiques, notamment à la SNCF et à la RATP, avant d’être ministre des Transports, de la Transition écologique puis du Travail.

Pourquoi Élisabeth Borne a-t-elle une image politique à part ?
Parce qu’elle incarne une forme de pouvoir très technicienne, discrète et peu théâtrale. Elle s’est imposée davantage par la maîtrise des dossiers et l’endurance que par la communication ou le charisme médiatique.

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Entreprise

Magali Berdah, la femme qui a révolutionné le marketing d’influence en France

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Le portrait de Magali Berdah

Magali Berdah est une femme d’affaires qui a su saisir les opportunités offertes par le phénomène des influenceurs, ces personnalités qui comptent des millions de fans sur les réseaux sociaux. Depuis 2017, elle dirige l’agence Shauna Events, qui représente des stars de la téléréalité et des artistes comme Nabilla, Jessica Thivenin, Vitaa ou Gims. Mais qui est vraiment cette femme de 40 ans qui a fait la couverture du magazine Forbes en 2021 ? Voici son parcours, ses succès et ses controverses.

De courtière en assurances à agente des influenceurs

Magali Berdah n’a pas toujours travaillé dans le milieu du show-business. Originaire de Saint-Tropez, elle commence sa carrière comme vendeuse puis devient courtière en assurances et mutuelles à l’âge de 20 ans. Elle crée sa propre société dans ce domaine, mais celle-ci fait faillite en 2016. C’est à ce moment-là qu’elle décide de se reconvertir dans le marketing d’influence, un secteur encore peu développé en France.

Voici une vidéo montrant Magali Berdah parlant du monde des influenceurs en France :

Elle se rapproche alors de plusieurs candidats de téléréalité, qu’elle connaît personnellement ou via les réseaux sociaux. Elle leur propose de monétiser leur image en faisant du placement de produits pour des marques. Elle crée ainsi son agence Shauna Events en janvier 2017, avec une dizaine de clients. Très vite, son portefeuille s’étoffe et elle devient l’agente des plus grands influenceurs français, qui cumulent des millions d’abonnés sur Instagram, Snapchat ou TikTok.

Une femme d’affaires influente et médiatique

Le succès de Magali Berdah ne passe pas inaperçu. En 2018, elle s’associe avec Stéphane Courbit et sa société de production Banijay, qui rachète 50% de Shauna Events. La même année, elle devient présentatrice sur W9, pour l’émission de téléréalité Les princes et les princesses de l’amour. Elle rejoint également l’équipe de chroniqueurs de Cyril Hanouna, dans son émission Touche pas à mon poste sur C8.

Magali Berdah est également très présente sur les réseaux sociaux, où elle compte près d’un million d’abonnés sur Instagram. Elle partage son quotidien, ses voyages, ses rencontres avec les célébrités qu’elle représente ou qu’elle admire. Elle n’hésite pas à prendre la parole sur des sujets qui lui tiennent à cœur, comme le harcèlement en ligne ou la politique. En 2021, elle a même lancé sa chaîne YouTube, sur laquelle elle propose des interviews avec les candidats à l’élection présidentielle de 2022.

Source : Faispasgenre

Une femme controversée et critiquée

Le parcours de Magali Berdah n’est pas sans polémiques. Elle est régulièrement accusée de favoriser des pratiques commerciales trompeuses ou illégales, en faisant la promotion de produits douteux ou d’arnaques via les influenceurs qu’elle gère. Elle est notamment visée par une enquête du parquet de Paris pour “tromperie aggravée” et “pratiques commerciales trompeuses”, suite à un reportage de Complément d’enquête diffusé sur France 2 en septembre 2021.

Elle est également critiquée pour son manque de déontologie journalistique, lorsqu’elle réalise des interviews politiques sur sa chaîne YouTube. Son premier épisode consacré à Eric Zemmour a été jugé “complaisant” et “partial” par de nombreux internautes et professionnels des médias. Elle a également été épinglée pour avoir diffusé une fausse information selon laquelle Emmanuel Macron aurait refusé de la rencontrer.

Magali Berdah est une femme qui divise autant qu’elle fascine. Elle a su s’imposer comme une figure incontournable du marketing d’influence en France, en accompagnant des personnalités qui touchent un large public, notamment les jeunes.

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Actualité

Egalité : le Collège Sévigné reçoit l’association Band of Sisters

Le Collège Sévigné, démontre, une fois de plus, son engagement régulier envers l’égalité entre les femmes et les hommes en organisant une nouvelle rencontre avec l’association Band of Sisters.

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Sévigné s'engage contre le sexisme

La violence faite aux femmes est un sujet brûlant et malheureusement, toujours d’actualité. C’est pourquoi, dans le cadre de ses actions régulières pour l’égalité entre les femmes et les hommes, le Collège Sévigné à Paris organise une nouvelle rencontre entre ses élèves de 4ème et de 2nde et l’association Band of Sisters. But de cette rencontre : sensibiliser les jeunes garçons et filles aux violences faites aux femmes. Mathieu Palain, écrivain et journaliste, ainsi que Cécile Lehanneur, présidente de l’association, seront présents pour échanger avec les élèves sur le dernier ouvrage de M. Palain, “Nos pères, nos frères, nos amis”.

La violence faite aux femmes est un fléau qui touche toutes les couches de la société. Le Collège Sévigné a donc jugé important d’informer ses élèves sur ce sujet sensible. L’association Band of Sisters a, quant à elle, présenté son action contre les violences faites aux femmes et leur soutient aux victimes. Les élèves ont pu ainsi comprendre l’ampleur de ce fléau et lutter contre toutes les formes de violences faites aux femmes.

Mathieu Palain, écrivain et journaliste, participera également à cette rencontre. Il partagera avec les élèves son dernier ouvrage qui traite de la relation entre les hommes et les femmes. Il appelle ainsi les jeunes à adopter une attitude responsable face à la violence faite aux femmes. Les élèves pourront également participer à des ateliers interactifs pour mieux comprendre le phénomène de violence. Ils auront ainsi la possibilité de réfléchir et exprimer leur ressenti et/ou évoquer des exemples concrets de violence dans leur quotidien.

La rencontre se déroule dans un climat de respect mutuel et de bienveillance. Comme à chaque réunion de sensibilisation organisée par l’établissement scolaire parisien, les élèves pourront poser des questions et manifester leur envie d’en savoir plus sur le sujet. La rencontre leur permettra d’ouvrir les yeux sur les préjugés et les stéréotypes liés à la violence faite aux femmes.

Le Collège Sévigné, historiquement une école de filles, démontre une fois de plus – s’il en était besoin – son engagement envers l’égalité entre les femmes et les hommes en organisant cette rencontre avec l’association Band of Sisters.

Toutes les écoles devraient sans doute suivre cet exemple qui ne doit pas être réservé aux seuls grands établissements parisiens. Les élèves sont ainsi sensibilisés à l’importance de lutter contre les violences faites aux femmes en étant sensibilisés et informés sur le sujet. Il est important de continuer à mener des actions de sensibilisation auprès des jeunes pour lutter contre ce fléau qui touche notre société comme le fait, depuis près de dix ans, le Collège Sévigné. Il prend sa pleine part à la lutte contre la violence faite aux femmes et permet aux élèves de prendre conscience de leur propre responsabilité dans cette lutte.

En savoir plus : https://www.collegesevigne.org/actualite/egalite-femmes-hommes-prevention-contre-les-violences-faites-aux-femmes/

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