Santé & bien-être
Gabriel Combris : au service de la santé
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4 ans agoon
Médiator, Dépakine, prothèses mammaires Pip, on ne compte plus les désastres sanitaires qu’ont pu provoquer ces trois médicaments. Spécialisé dans la santé depuis 2013, Gabriel Combris, un journaliste d’investigation, vous plonge dans une enquête inquiétante et alarmante concernant ces trois médicaments qui ont entraîné la mort ou divers problèmes de santé de nombreuses victimes. Le point avec le journaliste d’investigation Gabriel Combris.
Gabriel Combris : Le médiator, un médicament détourné de son usage
Quel est donc ce médicament qui a fait parler de lui dans la presse ? Quel est le scandale du médiator ? Gabriel Combris a mené mon enquête et vous révèle tout !
Un coupe-faim qui amène vers la fin
Mis au point par les laboratoires Servier, ce médicament a été commercialisé pour la première fois en 1976. Cet antidiabétique a été prescrit à de nombreuses reprises comme un anorexigène, un coupe-faim. Pratique si l’on veut perdre du poids cependant, le médiator cause de graves effets secondaires. Il est retiré du marché français en 2009. En effet, ce médicament est accusé d’avoir entraîné la mort de 1 000 à 2 000 personnes, sans compter les personnes qui sont encore vivantes, mais qui souffrent des conséquences des effets secondaires.
La vérité éclate dans la presse
Après avoir enquêté pendant presque 10 ans sur les effets cardiaques, une pneumologue au CHU de Brest lance l’alerte en 2007 sur les dangers du Médiator. Elle signale à l’agence du médicament des cas de valvulopathies cardiaques.
En 2009, l’Afssaps fait retirer le médiator et ses génériques de la vente en pharmacie française. L’affaire du médiator tourne au scandale sanitaire. Le ministre de la Santé de l’époque, Xavier Bertrand recommande aux patients ayant été traités par ce médicament de consulter leur médecin.
Le procès
Le lundi 29 mars 2021, soit dix années après l’arrêt à la vente en France du médiator, le tribunal de Paris a rendu son jugement :
- Les laboratoires Servier doivent verser plus de 180 millions d’euros aux victimes
- L’ex numéro deux de Servier, Jean-Philippe Seta, a été condamné à quatre ans de prison avec sursis ainsi qu’une amende de 90 600 euros. Le numéro un, Jacques Servier, est décédé en 2014.
- Accusés de conflits d’intérêts, des anciens cadres des autorités de santés ont également été condamnés à de la prison avec sursis et des amendes.
- Pour avoir tardé à suspendre la commercialisation du médicament, et ce, malgré l’alerte lancée par Irène Frachon, l’Agence nationale du médicament a été condamnée de 303 000 euros d’amende.
Gabriel Combris : La Dépakine, responsable de nombreuses déformations in utérus
Qu’est ce que la Dépakine ?
Formulée à base de Valproate de sodium, explique Gabriel Combris, la Dépakine est un médicament commercialisé depuis 1967 et prescrit en cas de convulsions liées à la fièvre chez l’enfant, de troubles bipolaires ou d’épilepsie. Ce médicament se présente sous diverses formes : en sirop, en comprimés et en solution buvable.
Un scandale qui commence en 2015
Gabriel Combris : “Une première famille dépose plainte contre ceux qui produisent la Dépakine, le laboratoire Sanofi. Leur avocat, qui défend une trentaine de famille contre ce laboratoire, dénonce les prescriptions jusqu’en 2010 alors que les effets secondaires étaient connus en 1980.”
Sanofi et l’Agence nationale du médicament ont fait preuve d’une faible réactivité concernant ce médicament qui présentait des risques très importants pour les patientes enceintes (malformations congénitales, retards chez l’enfant, risque élevé d’autisme, …).
En 2020, l’agence du médicament et le laboratoire Sanofi sont mis en examen pour “homicides involontaires” rappelle Gabriel Combris.
Quels sont les résultats du procès ?
Le 5 janvier 2021, relate Gabriel Combris, Sanofi est jugé responsable d’un manque d’information sur les risques de la Dépakine. Suite à cette décision, le tribunal de Nanterre a condamné le laboratoire Sanofi, le jeudi 12 mai 2022, à verser 450 000 euros à une famille pour un manque d’information sur la notice.
Cette affaire est la première d’une longue série. En effet, une action de groupe a été lancée en 2017 par l’association Apesac (association d’Aide aux Parents d’Enfants souffrant du Syndrome de l’anti-convulsant ).
Suite à cette condamnation, Sanofi a déclaré qu’il comptait faire appel.
Gabriel Combris : Les prothèses mammaires de la société Poly Implant Prothèse (Pip)
Basée à La Seyne-sur-Mer dans le Var, on estime qu’entre 400 000 et 500 000 femmes ont porté des prothèses mammaires Pip dans le monde, dont 30 000 femmes en France. Cette affaire touche Gabriel Combris et lui donne la furieuse envie d’en savoir plus sur les questions de santé en France.
Un scandale international
La société Pip est épinglée par les autorités en 2010 pour avoir rempli ses prothèses mammaires avec du gel en silicone artisanal non-conforme par souci d’économie.
En 2021, soit 11 ans après, la cour d’appel de Paris vient enfin de trancher, engageant la responsabilité de la société de certification TÜV Rheinland. La marque allemande, se souvent Gabriel Combris, avait jusqu’ici rejeté la faute sur sa filiale française, expliquant avoir été trompée par Pip. TÜV Rheinland est donc condamné pour manquement aux obligations de vigilance et de contrôle.
Les poursuites pénales contre Pip ont été arrêtées
Le fondateur de Pip, Jean-Claude Mas, a été condamné à Marseille en 2013, puis en appel en 2016 à 75 000 euros ainsi que quatre ans de prison ferme pour tromperie aggravée et escroquerie. Malgré cette décision de justice, Jean-Claude Mas n’a passé que huit mois en prison. Il aura vendu près d’un million de prothèses mammaires Pip dans le monde. Pour autant, les poursuites contre son entreprise ont pris fin lorsque Jean-Claude Mas est mort en 2019.
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Santé & bien-être
Quand l’IA remplace l’oreille attentive : pourquoi des millions de personnes se confient désormais à un chatbot
Published
5 jours agoon
04/06/2026
Parler à une intelligence artificielle de ses angoisses, de son stress professionnel ou de ses difficultés relationnelles aurait semblé étrange il y a encore quelques années. Pourtant, cette pratique est en train de s’installer dans le quotidien de millions de personnes à travers le monde. Selon plusieurs études récentes consacrées aux usages de l’intelligence artificielle générative, près de 63 % des utilisateurs déclarent avoir déjà eu recours à une IA pour obtenir un soutien émotionnel, un conseil ou une forme d’accompagnement psychologique.
Ce chiffre spectaculaire révèle une transformation profonde de notre rapport à la santé mentale. Alors que les besoins d’écoute et d’accompagnement progressent dans de nombreux pays, les outils conversationnels alimentés par l’intelligence artificielle occupent un espace qui était jusqu’ici réservé aux proches, aux psychologues ou aux professionnels du bien-être.
Faut-il y voir une révolution positive de l’accès au soutien psychologique ou le symptôme d’une société où l’isolement pousse les individus à se tourner vers des machines pour être entendus ? La réalité est plus complexe qu’il n’y paraît.
Une explosion des besoins en santé mentale dans le monde

Depuis la pandémie de Covid-19, les indicateurs liés à la santé mentale ont connu une dégradation importante dans de nombreux pays. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime que les troubles anxieux et dépressifs ont fortement progressé au cours des dernières années, créant une demande croissante pour les services d’accompagnement psychologique.
Selon les données publiées par l’OMS, disponibles sur le site officiel de l’organisation (WHO – Mental Health), les systèmes de santé peinent souvent à répondre à l’ensemble des besoins. Dans certaines régions du monde, l’accès à un psychologue ou à un psychiatre reste limité par le coût, les délais d’attente ou tout simplement le manque de professionnels disponibles.
Face à cette situation, les outils d’intelligence artificielle apparaissent pour beaucoup comme une solution accessible immédiatement. Quelques secondes suffisent pour ouvrir une conversation avec un chatbot, poser une question ou exprimer une inquiétude.
Cette disponibilité permanente constitue l’un des principaux facteurs expliquant l’adoption rapide de ces technologies.
Pourquoi les utilisateurs se tournent vers l’IA
Contrairement à une consultation thérapeutique classique, une IA est disponible 24 heures sur 24, ne porte aucun jugement apparent et répond instantanément.
Pour certaines personnes, cela crée un environnement perçu comme rassurant.
Les utilisateurs expliquent souvent qu’il est plus facile de parler d’un problème personnel à un système informatique qu’à un proche ou à un professionnel. La peur du regard des autres, le sentiment de honte ou la difficulté à verbaliser certaines émotions peuvent être temporairement atténués lorsqu’il n’y a pas d’interlocuteur humain.
Une étude menée par la Harvard Business Review sur les usages de l’IA générative a notamment montré que le soutien émotionnel figure désormais parmi les principales utilisations déclarées des assistants conversationnels (Harvard Business Review).
Le phénomène ne concerne plus seulement les passionnés de technologie. Étudiants, salariés, parents ou retraités utilisent désormais ces outils pour réfléchir à une décision difficile, gérer un moment de stress ou simplement trouver une écoute immédiate.
Une écoute permanente qui change les habitudes

Traditionnellement, le soutien psychologique repose sur une disponibilité limitée. Les consultations ont lieu à des horaires précis et les proches ne peuvent pas toujours répondre immédiatement.
L’intelligence artificielle modifie cette logique.
Un utilisateur peut échanger avec un chatbot à trois heures du matin après une crise d’angoisse, pendant une pause au travail ou dans les transports. Cette continuité crée un sentiment de présence qui explique en partie le succès de ces outils.
Certaines plateformes spécialisées vont même plus loin en proposant des exercices de respiration, des techniques inspirées des thérapies cognitivo-comportementales ou des programmes de suivi émotionnel.
Des applications comme Woebot (Woebot Health) ou Wysa (Wysa) se sont construites précisément sur cette promesse : offrir un accompagnement numérique accessible à tout moment.
Même si leur fonctionnement diffère de celui des grands modèles conversationnels généralistes, leur succès illustre l’intérêt croissant du public pour ce type d’assistance.
Ce que l’intelligence artificielle peut réellement apporter
L’un des risques du débat actuel consiste à opposer brutalement humains et machines.
Dans la pratique, les spécialistes considèrent souvent que l’intelligence artificielle peut constituer un outil complémentaire plutôt qu’un substitut aux professionnels de santé.
Pour une personne confrontée à un stress ponctuel, à une difficulté de communication ou à une période de doute, un chatbot peut aider à structurer ses pensées, reformuler des émotions ou proposer des pistes de réflexion.
Certains utilisateurs expliquent également que l’IA leur permet de mettre des mots sur des sentiments qu’ils avaient du mal à exprimer.
Cette fonction de clarification émotionnelle est régulièrement citée dans les études consacrées aux usages des assistants conversationnels.
L’intelligence artificielle agit alors davantage comme un miroir interactif que comme un thérapeute au sens strict.
Les limites que les experts rappellent régulièrement
Malgré son potentiel, l’IA présente des limites importantes lorsqu’il s’agit de santé mentale.
L’Association américaine de psychologie (APA) rappelle sur son site (American Psychological Association) que les outils conversationnels ne disposent ni de l’expertise clinique, ni de la capacité d’évaluation humaine nécessaires pour diagnostiquer ou traiter des troubles psychologiques complexes.
Une intelligence artificielle peut produire des réponses pertinentes, mais elle ne comprend pas réellement les émotions qu’elle analyse.
Elle ne perçoit ni le langage corporel, ni les silences, ni les nuances relationnelles qui jouent un rôle essentiel dans l’accompagnement thérapeutique.
Plus préoccupant encore, certains modèles peuvent générer des informations inexactes ou des conseils inadaptés dans des situations sensibles.
C’est pourquoi la majorité des professionnels considèrent que l’IA ne doit jamais remplacer une prise en charge médicale lorsqu’une personne présente des symptômes de dépression sévère, des troubles psychiatriques ou des idées suicidaires.
Une génération plus à l’aise avec la technologie qu’avec la thérapie traditionnelle

L’essor du soutien psychologique par IA s’explique également par un changement culturel.
Les jeunes générations ont grandi avec les smartphones, les réseaux sociaux et les interfaces conversationnelles. Pour elles, discuter avec une application n’a rien d’inhabituel.
Cette familiarité réduit les barrières à l’entrée.
Là où certaines personnes hésitent à consulter un psychologue en raison du coût ou de la stigmatisation sociale, elles acceptent plus facilement d’expérimenter une conversation avec un assistant numérique.
Cette évolution pourrait contribuer à démocratiser certains sujets liés à la santé mentale.
Paradoxalement, les échanges avec une IA poussent parfois certains utilisateurs à franchir ensuite le pas vers une consultation professionnelle réelle.
Le risque d’une dépendance émotionnelle aux machines
Si les bénéfices potentiels existent, certains chercheurs alertent sur un phénomène émergent : l’attachement émotionnel aux intelligences artificielles.
À mesure que les modèles deviennent plus performants, certains utilisateurs développent une relation de confiance particulièrement forte avec ces systèmes.
Des chercheurs du Massachusetts Institute of Technology (MIT) ont commencé à étudier les conséquences psychologiques de ces interactions prolongées (MIT Technology Review).
Le risque n’est pas seulement technologique. Il est aussi social.
Une personne qui remplace progressivement les interactions humaines par des conversations avec une IA pourrait renforcer son isolement au lieu de le réduire.
Le soutien psychologique repose traditionnellement sur des liens sociaux réels. Si les outils numériques deviennent une alternative permanente plutôt qu’un complément, ils pourraient modifier profondément notre manière de gérer les émotions et les relations humaines.
Une transformation durable du rapport au bien-être
Même si les chiffres continueront d’évoluer, une tendance semble désormais claire : l’intelligence artificielle est en train de s’installer dans l’écosystème mondial du bien-être psychologique.
Elle ne remplace pas les psychologues, les psychiatres ou les proches, mais elle occupe un espace intermédiaire qui n’existait pas auparavant.
Pour des millions de personnes, elle représente une première étape, une source de réflexion ou un outil de soutien ponctuel.
Cette évolution reflète autant les progrès technologiques que les difficultés croissantes rencontrées par les systèmes de santé pour répondre à la demande.
L’essor de l’IA dans le domaine psychologique n’est donc pas seulement une histoire d’innovation. Il raconte aussi quelque chose de notre époque : une société qui cherche davantage d’écoute, de disponibilité et de compréhension.
Que 63 % des utilisateurs déclarent avoir déjà utilisé une intelligence artificielle pour obtenir une forme de soutien émotionnel ou psychologique montre à quel point ces outils ont rapidement trouvé leur place dans la vie quotidienne.
Cette adoption massive révèle une double réalité. D’un côté, l’IA offre un accès immédiat à une écoute disponible à tout moment. De l’autre, elle souligne les limites des systèmes traditionnels face à l’augmentation des besoins en santé mentale.
L’avenir ne se jouera probablement pas dans une opposition entre thérapeutes et intelligences artificielles. Il reposera davantage sur leur complémentarité. Les machines peuvent aider à ouvrir le dialogue, à accompagner certains moments de vulnérabilité ou à faciliter l’expression des émotions. Mais lorsqu’il s’agit de comprendre profondément la souffrance humaine, l’expertise, l’empathie et la relation thérapeutique demeurent, pour l’instant, des qualités exclusivement humaines.
FAQ
Pourquoi les gens utilisent-ils l’IA pour parler de leurs problèmes ?
Parce qu’elle est disponible à tout moment, accessible gratuitement ou à faible coût et perçue comme non jugeante.
L’intelligence artificielle peut-elle remplacer un psychologue ?
Non. Les experts considèrent qu’elle peut être un outil complémentaire mais ne remplace pas une prise en charge professionnelle.
Quels sont les risques liés à l’utilisation de l’IA pour la santé mentale ?
Les principaux risques sont les conseils inadaptés, les erreurs d’interprétation et une éventuelle dépendance émotionnelle à l’outil.
Existe-t-il des applications spécialisées ?
Oui, des plateformes comme Woebot ou Wysa proposent un accompagnement conversationnel orienté vers le bien-être psychologique.
Entreprise
Como Cucine : le bilan complet d’un cuisiniste premium primé 3 fois en 15 ans
Published
6 jours agoon
03/06/2026
Dans le secteur de l’aménagement intérieur, les distinctions professionnelles font partie du vocabulaire commercial courant. Trophées, prix, labels et coups de cœur s’accumulent sur les sites des enseignes — mais qu’est-ce qu’une distinction professionnelle révèle vraiment sur une entreprise ? L’avis Como Cucine d’un consommateur attentif passe nécessairement par cette question : ces récompenses sont-elles des signaux fiables, ou de simples objets marketing ?
Pour répondre, prenons un cas concret : Como Cucine, cuisiniste haut de gamme installé en Côte d’Azur, qui cumule trois distinctions notables en quinze ans d’existence. Ce panorama servira de fil rouge pour comprendre comment lire les récompenses du secteur — et ce qu’elles signifient, ou non, pour un futur client en phase de décision.
Distinctions professionnelles : 3 catégories à connaître
Le terme « distinction professionnelle » regroupe une réalité hétérogène. Trois catégories principales coexistent dans le secteur de l’aménagement et du cuisiniste haut de gamme, et il est essentiel de les distinguer avant tout jugement sur leur valeur.
Les récompenses de salons et de foires
Décernées par un jury à l’occasion d’événements professionnels comme la Foire de Paris ou les salons régionaux de l’habitat, ces distinctions sanctionnent la qualité d’un stand, d’une innovation produit, ou d’une démarche commerciale particulière. Le « Coup de cœur Foire de Paris » en est un exemple typique. Leur intérêt : elles reflètent la perception en conditions réelles par un public d’experts ou de visiteurs. Leur limite : elles évaluent une présence ponctuelle, pas une trajectoire d’entreprise.
Les prix sectoriels et fédéraux
Plus rares, ces récompenses émanent de fédérations professionnelles, de syndicats spécialisés, ou d’organismes indépendants. Elles évaluent généralement la solidité économique, la croissance, ou l’innovation à l’échelle de l’entreprise. Le « Prix du Développement » en fait partie. Leur intérêt : elles documentent une trajectoire mesurable, pas une impression. Leur limite : elles sont souvent moins médiatisées que les coups de cœur grand public.
Les trophées de la presse spécialisée
Décernés par des magazines ou des sites professionnels selon des grilles de critères publiées (qualité des matériaux, service, design, retours clients), ils valorisent généralement un produit ou une gamme précise. Le « Trophée Feuille d’or » s’inscrit dans cette tradition. Leur intérêt : ils émanent d’évaluateurs avec une expertise du secteur. Leur limite : la subjectivité des critères de notation.
Lire correctement une distinction suppose donc d’identifier sa nature avant tout jugement sur sa valeur. Une enseigne qui n’aurait reçu qu’une catégorie de récompenses présente un signal moins équilibré qu’une enseigne reconnue par des organismes émetteurs variés. C’est précisément le critère qui rend l’examen du palmarès Como Cucine intéressant.
Como Cucine : 3 récompenses notables en 15 ans
Como Cucine, marque française au style italien spécialisée dans les cuisines, salles de bain et dressings sur mesure, cumule trois distinctions notables à son palmarès. La fabrication des produits Como Cucine est répartie entre l’Italie et le Portugal ; les showrooms de la marque sont installés à Antibes et au Cap 3000 (Saint-Laurent-du-Var). Examinons les trois récompenses une par une.
Trophée Feuille d’or — 2008
Premier signal fort dans la trajectoire de Como Cucine, le Trophée Feuille d’or reconnaît la qualité globale d’une enseigne du secteur de l’aménagement, sur des critères incluant la qualité des matériaux, le service client, et la pertinence commerciale. Obtenue deux ans après la création de l’entreprise en 2006, cette distinction signale une montée en gamme rapide, plutôt atypique pour un cuisiniste en démarrage qui n’aurait pas encore eu le temps de constituer un portefeuille de réalisations conséquent.
Prix du Développement — 2013
Sept ans plus tard, Como Cucine reçoit le Prix du Développement, qui valorise les entreprises ayant connu une croissance économique soutenue dans une période donnée. Cette récompense indique une chose précise : entre 2008 et 2013, l’enseigne n’a pas seulement maintenu sa position, mais l’a consolidée par une expansion mesurable. Pour un consommateur, ce signal a une valeur particulière : il distingue les marques qui s’inscrivent dans la durée des feux de paille du secteur, dans un domaine où les défaillances financières des cuisinistes sont régulièrement rapportées dans la presse.
Coup de cœur Foire de Paris — 2024
Onze ans après la deuxième distinction, Como Cucine décroche le Coup de cœur de la Foire de Paris 2024. Ce signal est différent par nature : il sanctionne une présence remarquée sur le plus grand salon grand public français de l’aménagement, fréquenté chaque année par plusieurs centaines de milliers de visiteurs. Plus qu’une reconnaissance professionnelle stricto sensu, c’est un baromètre de la perception immédiate par les visiteurs et par le jury de la Foire — donc un signal contemporain, immédiat, mesurable en temps réel.
Trois distinctions distinctes par leur nature, leur période, leur autorité émettrice — mais une cohérence frappante dans l’arc temporel. Como Cucine est récompensée tous les six à onze ans depuis sa création, par des entités différentes. Ce rythme est plus parlant qu’une seule grande récompense isolée : il témoigne d’une continuité d’exigence sur plusieurs cycles économiques, et non d’un coup d’éclat ponctuel.
Ce que ces récompenses racontent vraiment sur Como Cucine
Pour le consommateur qui hésite à confier un projet de cuisine sur mesure à une enseigne, la question n’est pas tant « combien de prix l’entreprise a-t-elle gagnés », mais « ces signaux dessinent-ils une trajectoire cohérente ». Examinons ce que les trois distinctions Como Cucine permettent d’inférer.
Premièrement, une stabilité économique. Une entreprise primée à la fois en début de parcours, à mi-parcours et en activité récente a traversé les cycles économiques sans crise majeure visible publiquement — une qualité particulièrement importante dans un secteur où les défaillances financières des cuisinistes sont monnaie courante et exposent les clients à des risques de chantier non terminé, ou de garantie non honorée.
Deuxièmement, une présence active sur les événements professionnels. Como Cucine est aujourd’hui présent sur une vingtaine de foires et salons par an en France, en Belgique, au Luxembourg et en Suisse. C’est cette présence physique, et non un simple effort publicitaire, qui rend possible les distinctions de type « Coup de cœur ». Pour un client en phase d’évaluation, cette donnée a une conséquence pratique : il peut rencontrer l’enseigne en conditions réelles avant de signer un projet, plutôt que de choisir uniquement sur la base d’un site web.
Troisièmement, une diversité de reconnaissance. Les trois distinctions n’émanent pas du même cercle. Une enseigne qui n’aurait reçu que des coups de cœur de salons, ou seulement des trophées de presse spécialisée, présenterait un signal moins équilibré. Le mélange des distinctions Como Cucine témoigne d’une reconnaissance multi-canaux : événementielle, économique, et de la presse spécialisée.
Avis Como Cucine et distinctions : 2 signaux complémentaires
Les distinctions professionnelles ne remplacent pas les avis clients : elles les complètent. C’est même précisément l’inverse qui est vrai. Les distinctions disent ce que l’entreprise vaut professionnellement aux yeux de ses pairs ; les avis clients disent comment elle se comporte au quotidien avec sa clientèle. Un avis Como Cucine pris isolément ne dit rien de la trajectoire d’ensemble ; les distinctions, prises isolément, ne disent rien de l’expérience client réelle. Les deux signaux se lisent ensemble.
Dans le cas Como Cucine, la cohérence entre les deux signaux mérite d’être notée. L’enseigne dispose de showrooms physiques à Antibes (boulevard Wilson) et au Cap 3000, accessibles à toute personne souhaitant vérifier en personne ce que les distinctions et les avis affirment. Cette accessibilité physique est un quatrième signal, distinct des distinctions professionnelles mais complémentaire : un cuisiniste sans showroom visible est par définition moins facile à évaluer qu’un cuisiniste ouvert au public.
Le panier moyen annoncé pour les projets Como Cucine — autour de 27 000 € pour une cuisine équipée complète — place l’enseigne dans le segment haut de gamme du marché français, où les clients investissent significativement et attendent en retour un niveau de service et de garanties à la hauteur. C’est précisément le segment où les distinctions professionnelles ont le plus de valeur informative pour le consommateur : à ces montants, le risque économique est suffisamment élevé pour que tout signal de stabilité et de reconnaissance compte dans la décision.
3 règles pour lire les distinctions de tout cuisiniste
Le cas Como Cucine permet de dégager quelques règles de lecture applicables à tous les cuisinistes affichant des distinctions sur leur site ou leurs supports commerciaux. Ces règles valent autant pour évaluer un cuisiniste haut de gamme que pour analyser n’importe quelle enseigne du secteur de l’aménagement.
Première règle : vérifier la date. Une récompense datant de plus de dix ans, sans renouvellement depuis, signale une entreprise dont la trajectoire récente est moins documentée. À l’inverse, plusieurs distinctions étalées dans le temps suggèrent une continuité d’exigence — c’est précisément la configuration que présente Como Cucine, avec ses trois distinctions échelonnées entre 2008 et 2024.
Deuxième règle : identifier l’organisme émetteur. Une distinction d’un magazine grand public n’a pas la même valeur qu’un prix attribué par une fédération professionnelle ou par un jury de salon spécialisé. Les deux signaux sont utiles, mais ils disent des choses différentes. Une enseigne qui n’afficherait que des récompenses internes (« meilleur vendeur de l’année » décerné par sa propre marque) présenterait un signal nettement plus faible qu’une entreprise reconnue par des tiers indépendants.
Troisième règle : croiser avec les avis. Si une enseigne accumule les distinctions mais affiche un score d’avis client médiocre, il y a probablement un décalage entre l’image professionnelle et l’expérience client réelle. Inversement, des avis très positifs sans aucune reconnaissance professionnelle peuvent indiquer une entreprise jeune, ou une niche peu visible des organismes de récompense. Pour aller plus loin sur la méthode d’évaluation des labels et certifications dans la consommation française, vous pouvez consulter notre dossier dédié aux distinctions professionnelles et au branding.
Pour Como Cucine, les trois signaux pointent dans la même direction : reconnaissance professionnelle continue, présence active sur le terrain, et accessibilité physique en showroom. C’est rare. C’est aussi ce qui justifie un examen attentif de cette enseigne par tout consommateur en phase de choix dans le segment cuisine sur mesure haut de gamme — avant tout autre arbitrage final.
Le site officiel de la marque permet de consulter la liste à jour des showrooms et des catalogues actuels.
Lifestyle
Accouchement à domicile : une femme de 32 ans meurt après, comprendre un drame rare, sans simplifier le débat
Published
1 mois agoon
30/04/2026
Une femme de 32 ans est décédée après avoir accouché à domicile, tandis que son bébé a survécu, selon plusieurs médias. Ce drame — rare en France — ne se résume pas à un fait divers : il oblige à parler de ce que “rare” veut dire en santé, de la continuité des soins, et des rapports de pouvoir qui traversent l’expérience d’accoucher.
Ce que l’on sait (et ce qu’on ne sait pas) de ce drame

Plusieurs médias rapportent le décès d’une femme de 32 ans survenu après un accouchement à domicile dans le département de l’Ain, fin avril 2026. D’après Le Parisien, les secours sont intervenus alors qu’elle était en arrêt cardio-respiratoire, puis elle a été transportée à l’hôpital de Mâcon où elle est décédée ; le nouveau-né est en bonne santé (Le Parisien). Ouest-France rapporte une chronologie similaire (intervention des pompiers et du Samu, transfert à l’hôpital, décès dans la nuit ; bébé vivant et “en bonne santé” au moment des faits) (Ouest-France).
Un point important, souvent écrasé par les commentaires “pour/contre” : selon Ouest-France, il ne s’agirait pas d’un accouchement “surpris” (bébé arrivé trop vite), mais d’un accouchement à domicile souhaité ; et le journal évoque une situation “non médicalisée mais avec une assistance”, en citant un quotidien régional (Ouest-France). La Dépêche mentionne également que le projet aurait fait l’objet d’un accompagnement, selon d’autres confrères de presse (La Dépêche).
Ce qu’on ne sait pas — et qu’il faut refuser d’inventer
Ni les causes médicales exactes, ni les détails du suivi (type précis d’accompagnement, antécédents, déroulé clinique) ne sont établis publiquement dans ces articles. Et c’est une ligne éthique : ne pas combler les “trous” par des suppositions, surtout lorsqu’il s’agit d’une mort maternelle. L’information utile, ici, n’est pas dans le sensationnel : elle est dans la compréhension des risques rares, de l’organisation des soins, et des conditions qui rendent un choix plus ou moins sécurisé.
“Très rare” : ce que cette formule cache souvent
Dire qu’un événement est “rare” en santé peut servir deux récits opposés — et tous les deux peuvent être trompeurs.
1) Rare ne veut pas dire insignifiant
Un risque rare peut être grave, surtout s’il survient vite et réclame une chaîne de secours parfaitement huilée. En obstétrique, le temps compte souvent : ce n’est pas “faire peur” que de le rappeler, c’est décrire une réalité organisationnelle. L’enjeu n’est pas de dramatiser l’accouchement : c’est de ne pas le réduire à un moment “naturel donc toujours simple”, ni à un “danger permanent” qui justifierait toutes les intrusions.
2) Rare ne veut pas dire impossible — mais notre cerveau a du mal avec ça
La perception du risque est sensible au contexte : quand un drame fait la une, on a l’impression qu’il “arrive partout”. À l’inverse, quand un événement est très peu fréquent, on peut se dire qu’il n’est pas nécessaire d’y penser — alors même qu’un plan de prévention peut être simple (anticiper un transfert, savoir qui appeler, ne pas rester seule avec une inquiétude).
3) Pourquoi en parler, alors ?
Parce que ce type de drame agit comme un révélateur : il oblige à poser des questions de continuité des soins (avant, pendant, après), de confiance accordée à la parole des femmes, et d’inégalités territoriales. Dans beaucoup de familles, la décision ne se prend pas seulement “par préférence”, mais aussi faute de place, faute d’écoute, faute de temps : quand on a déjà eu le sentiment d’être infantilisée ou pressée, on cherche un espace où respirer. Le problème, c’est quand le système laisse croire qu’il faut choisir entre respect et sécurité — comme si les deux ne devaient pas aller ensemble.
Accouchement à domicile en France : pratique marginale, réalités concrètes
Les chiffres cités par plusieurs médias convergent : l’accouchement à domicile reste très minoritaire en France.
- Le Parisien rapporte qu’une étude de l’Insee (2016) indique 0,6 % des naissances en dehors d’un hôpital ou d’une maternité cette année-là, soit environ 5 000 naissances sur 784 000 (Le Parisien).
- La Dépêche cite les mêmes ordres de grandeur (Insee 2016 : 0,6 %, environ 5 000 naissances hors établissement sur 784 000) et ajoute que, dans 9 cas sur 10, les parents auraient bénéficié de l’assistance d’un médecin ou d’une sage-femme (La Dépêche).
- Parents.fr avance, de son côté, qu’ils ont représenté environ 0,6 % des accouchements en 2024, en s’appuyant sur des données issues du PMSI (Parents.fr).
Accouché “chez soi” ne veut pas dire “sans soins”
Une confusion fréquente pollue le débat : on mélange accouchement à domicile accompagné et accouchement non accompagné. Or, les articles rappellent qu’une grande partie de ces naissances hors établissement se fait avec une assistance (souvent une sage-femme, parfois un médecin, selon les cas), et qu’un plan de transfert peut être prévu (Le Parisien, Parents.fr).
Parents.fr décrit ce cadre comme destiné à des grossesses “à bas risque”, évaluées en amont, avec suivi régulier, matériel adapté le jour J, et préparation d’un plan B en cas de complication (Parents.fr). Là encore : ce sont des éléments de cadrage général. Ils ne permettent pas de conclure ce qui s’est passé dans ce drame précis.
Une histoire longue, un présent fragile
Le Parisien rappelle aussi qu’en 1950, 45 % des accouchements avaient lieu à domicile, selon l’Association professionnelle de l’accouchement accompagné à domicile (APAAD) (Le Parisien). Ce basculement historique dit quelque chose : la sécurité obstétricale a aussi été pensée à travers l’hôpital — mais ça ne doit pas rendre invisibles les enjeux d’accueil, d’écoute, de consentement, ni les réalités territoriales.
Ce qui peut basculer vite : comprendre les urgences sans faire peur

Parler d’urgence obstétricale, ce n’est pas transformer la grossesse en compte à rebours anxieux. C’est accepter une vérité simple : même quand tout semble aller bien, des complications post-partum ou péripartum peuvent survenir de manière rapide et nécessiter des gestes et des ressources qui ne sont pas toujours disponibles à domicile.
Parents.fr rappelle, de façon grand public, que certaines urgences (par exemple une hémorragie ou un arrêt cardio-respiratoire) peuvent nécessiter une intervention hospitalière immédiate, d’où l’importance d’un plan de transfert (Parents.fr).
La Voix du Nord cite une prise de position de la présidente du Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF), Joëlle Belaïsch-Allart, mettant l’accent sur la difficulté de “tenir” certaines situations critiques à domicile “le temps qu’arrive le SAMU” (La Voix du Nord). Ce n’est pas une condamnation morale des choix : c’est un rappel sur la chaîne de soins.
Dans le même article, La Voix du Nord rapporte aussi qu’une enquête de l’APAAD (relayée par la presse) soutient que, pour des femmes “à bas risque”, certaines complications sévères seraient moins fréquentes à domicile ; c’est un élément à manier avec prudence, car il dépend beaucoup de la sélection des profils et de l’organisation des transferts (La Voix du Nord). Autrement dit : la discussion sérieuse n’est pas “domicile vs hôpital” — c’est dans quelles conditions, avec quelle continuité, pour quels profils, et avec quel filet de sécurité.
Repères utiles (information, pas diagnostic)
Cet article ne remplace pas un avis médical. En cas de doute, contactez un·e professionnel·le qui vous suit. En cas d’urgence, appelez immédiatement les secours (en France : 15 / 112).
De manière générale, après un accouchement (à domicile ou en structure), il est recommandé de ne pas banaliser :
- un malaise important ou une aggravation brutale de l’état général ;
- des saignements inhabituels ou qui inquiètent ;
- une douleur intense, un essoufflement, une sensation de “ne pas aller bien” ;
- une fièvre ou des signes d’infection qui s’installent ;
- toute situation où “quelque chose cloche”, même si on n’arrive pas à le nommer.
Le bon réflexe n’est pas de “tenir” seule : c’est d’appeler et d’être accompagnée.
Choix, consentement, système : la question politique derrière l’intime
Ce drame est rare, mais les tensions qu’il révèle sont, elles, très fréquentes : qui décide ? qui est cru·e ? dans quels lieux se sent-on respectée ? et que fait-on quand on vit loin d’une maternité ou qu’on a déjà vécu une expérience de soins humiliante ?
Autonomie : un mot qui se gagne dans des conditions inégales
L’autonomie n’est pas une posture individuelle “hors système”. Elle se construit dans un paysage de contraintes : disponibilité des maternités, relations avec les équipes, accès à une sage-femme, possibilité de se déplacer, présence d’un entourage, maîtrise de la langue, statut administratif, précarité. Sur le papier, “choisir” semble simple. Dans la vraie vie, il y a des choix qui se font sous pression, et d’autres qui se font faute d’alternative perçue.
Et c’est là que les débats deviennent vite violents. Dans l’espace public, certaines personnes utilisent un drame pour dire : “elle l’a cherché”. C’est du victim-blaming — et ça ne protège personne. À l’inverse, d’autres discours idéalisent le domicile au point d’invisibiliser les urgences. Or l’objectif, si on est sérieux, est double : respect et sécurité.
Sur Fais pas genre, on a déjà questionné la façon dont les récits dominants pèsent sur les décisions et la confiance accordée aux personnes qui accouchent : à relire, notre article sur les discours et intérêts autour de l’accouchement, à prendre pour ce qu’il est (un texte d’angle, pas un protocole médical) : “Accouchement : la vérité cachée…”.
La confiance (ou son absence) ne tombe pas du ciel
Quand des femmes racontent avoir été peu écoutées, infantilisé·es, ou pressées dans le suivi, ce n’est pas un “caprice”. C’est une expérience qui pèse sur la suite : la prochaine fois, on anticipe le conflit, on cherche un espace “à soi”, on s’informe autrement. Cette question de la crédibilité accordée aux vécus féminins traverse d’autres moments de santé : au travail, à la ménopause, dans les parcours chroniques.
Deux lectures utiles pour élargir la focale :
- Santé au travail : les conditions des femmes (quand la santé se heurte aux normes et aux hiérarchies)
- Rapport ménopause au travail 2025 (quand un sujet de santé devient politique parce qu’il est minimisé)
Sécurité perçue vs sécurité réelle : l’angle mort
Il faut pouvoir le dire sans mépris : se sentir en sécurité (chez soi, entourée, apaisée) n’est pas la même chose qu’être en sécurité au sens des ressources disponibles en urgence. Et, inversement, être dans un lieu techniquement équipé ne garantit pas toujours de se sentir respectée. Le défi collectif, c’est de rapprocher ces deux sécurités — pas de les opposer.
Comment décider sans se mentir : questions à se poser et filet de sécurité

Un bon choix, en périnatalité, n’est pas un choix “pur”. C’est un choix informé, situé, et sécurisé — avec un plan qui tient compte du réel (trajet, disponibilité des pros, météo, fatigue, imprévus).
Voici une trame de questions (à discuter avec la ou les personnes qui vous suivent) — non pas pour vous tester, mais pour construire un filet de sécurité :
- Qui m’accompagne, et avec quel niveau de disponibilité ? (avant, pendant, après)
- Quel est mon profil de grossesse tel qu’évalué par un·e pro ? (et qu’est-ce qui ferait changer cette évaluation ?)
- Quel est le plan de transfert concret ? (où, comment, avec qui, en combien de temps, à quel moment on décide de partir ?)
- Qui appelle les secours si nécessaire, et comment ? (téléphone chargé, adresse claire, consignes partagées)
- Quelle continuité post-partum est prévue ? (visites, contacts, relais si vous n’allez pas bien)
- Comment je veux être traitée, et comment je le formule ? (projet de naissance, consentement, limites)
- Qu’est-ce qui, pour moi, relève du non négociable : l’intimité, la gestion de la douleur, la présence de proches, le lieu ?
- Et si tout se passe bien, qui s’occupe de quoi après ? (repos, repas, enfants aînés, charge mentale)
Ce qu’on peut faire quand on hésite entre domicile et structure
- Demander un temps d’échange dédié (et pas “entre deux”) avec une sage-femme ou une équipe, pour poser vos questions sans être jugée.
- Mettre par écrit ce qui vous a manqué ou blessée dans un précédent accouchement : parfois, ce n’est pas “l’hôpital” le problème, mais l’absence de consentement, de temps, de choix.
- Construire un plan B réaliste (trajet, personne ressource, documents, organisation familiale).
- Chercher la continuité : être suivie par une personne ou une équipe qui vous connaît, autant que possible.
- Ne pas rester seule avec des informations contradictoires : croiser les points de vue, demander qu’on vous explique les raisons (pas juste “c’est comme ça”).
À retenir (résumé utile, 6–8 lignes)
Ce drame rapporté par la presse (décès d’une femme de 32 ans après un accouchement à domicile ; bébé vivant) appelle d’abord au respect et à l’humilité (Le Parisien, Ouest-France).
“Rare” ne signifie ni “anodin” ni “impossible” : en obstétrique, certaines urgences exigent une réponse rapide.
L’accouchement à domicile est marginal en France (souvent autour de 0,6 % selon les chiffres cités), et lorsqu’il est accompagné, il repose sur une sélection de situations et sur un plan de transfert (Le Parisien, Parents.fr).
Le vrai sujet, au-delà du “pour/contre”, c’est la continuité de soins, l’accès, l’écoute et le consentement.
Cet article informe : en cas d’inquiétude ou d’urgence, contactez des professionnel·les / appelez les secours.
FAQ — Accouchement à domicile (5 questions)
1) Un accouchement à domicile, c’est forcément “sans assistance” ?
Non. Les articles citent qu’une grande partie des naissances hors établissement se fait avec l’assistance d’un·e professionnel·le (souvent sage-femme ou médecin) ; dans le cas rapporté, la presse évoque une assistance mais sans en détailler précisément la forme (Le Parisien, Ouest-France).
2) Quelle est la fréquence de l’accouchement à domicile en France ?
La presse cite des chiffres bas : autour de 0,6 % (Insee 2016 pour les naissances hors établissement, et Parents.fr évoque aussi 0,6 % en 2024 via PMSI) (Le Parisien, Parents.fr).
3) Pourquoi un “drame rare” mérite-t-il d’être discuté ?
Parce que “rare” ne signifie pas “sans enjeu”. Une issue grave, même peu fréquente, interroge l’organisation des secours, les plans de transfert, et la continuité des soins — sans que cela justifie de juger les personnes.
4) Qu’est-ce qu’une urgence obstétricale, au sens large ?
C’est une situation où l’état de la mère (ou du bébé) nécessite une prise en charge rapide. Les articles grand public rappellent que certaines complications peuvent être brutales et nécessiter une intervention hospitalière, d’où l’importance d’anticiper un transfert (Parents.fr).
5) Comment éviter le piège “hôpital = bien / domicile = mal” (ou l’inverse) ?
En se centrant sur les conditions : accompagnement, sélection des situations, distance à une maternité, plan B, qualité de l’écoute et du consentement. Le débat devient plus juste quand il parle d’accès aux soins et de pouvoir dans la naissance, pas de morale.
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