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Accouchement à domicile : une femme de 32 ans meurt après, comprendre un drame rare, sans simplifier le débat
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2 heures agoon
Une femme de 32 ans est décédée après avoir accouché à domicile, tandis que son bébé a survécu, selon plusieurs médias. Ce drame — rare en France — ne se résume pas à un fait divers : il oblige à parler de ce que “rare” veut dire en santé, de la continuité des soins, et des rapports de pouvoir qui traversent l’expérience d’accoucher.
Ce que l’on sait (et ce qu’on ne sait pas) de ce drame

Plusieurs médias rapportent le décès d’une femme de 32 ans survenu après un accouchement à domicile dans le département de l’Ain, fin avril 2026. D’après Le Parisien, les secours sont intervenus alors qu’elle était en arrêt cardio-respiratoire, puis elle a été transportée à l’hôpital de Mâcon où elle est décédée ; le nouveau-né est en bonne santé (Le Parisien). Ouest-France rapporte une chronologie similaire (intervention des pompiers et du Samu, transfert à l’hôpital, décès dans la nuit ; bébé vivant et “en bonne santé” au moment des faits) (Ouest-France).
Un point important, souvent écrasé par les commentaires “pour/contre” : selon Ouest-France, il ne s’agirait pas d’un accouchement “surpris” (bébé arrivé trop vite), mais d’un accouchement à domicile souhaité ; et le journal évoque une situation “non médicalisée mais avec une assistance”, en citant un quotidien régional (Ouest-France). La Dépêche mentionne également que le projet aurait fait l’objet d’un accompagnement, selon d’autres confrères de presse (La Dépêche).
Ce qu’on ne sait pas — et qu’il faut refuser d’inventer
Ni les causes médicales exactes, ni les détails du suivi (type précis d’accompagnement, antécédents, déroulé clinique) ne sont établis publiquement dans ces articles. Et c’est une ligne éthique : ne pas combler les “trous” par des suppositions, surtout lorsqu’il s’agit d’une mort maternelle. L’information utile, ici, n’est pas dans le sensationnel : elle est dans la compréhension des risques rares, de l’organisation des soins, et des conditions qui rendent un choix plus ou moins sécurisé.
“Très rare” : ce que cette formule cache souvent
Dire qu’un événement est “rare” en santé peut servir deux récits opposés — et tous les deux peuvent être trompeurs.
1) Rare ne veut pas dire insignifiant
Un risque rare peut être grave, surtout s’il survient vite et réclame une chaîne de secours parfaitement huilée. En obstétrique, le temps compte souvent : ce n’est pas “faire peur” que de le rappeler, c’est décrire une réalité organisationnelle. L’enjeu n’est pas de dramatiser l’accouchement : c’est de ne pas le réduire à un moment “naturel donc toujours simple”, ni à un “danger permanent” qui justifierait toutes les intrusions.
2) Rare ne veut pas dire impossible — mais notre cerveau a du mal avec ça
La perception du risque est sensible au contexte : quand un drame fait la une, on a l’impression qu’il “arrive partout”. À l’inverse, quand un événement est très peu fréquent, on peut se dire qu’il n’est pas nécessaire d’y penser — alors même qu’un plan de prévention peut être simple (anticiper un transfert, savoir qui appeler, ne pas rester seule avec une inquiétude).
3) Pourquoi en parler, alors ?
Parce que ce type de drame agit comme un révélateur : il oblige à poser des questions de continuité des soins (avant, pendant, après), de confiance accordée à la parole des femmes, et d’inégalités territoriales. Dans beaucoup de familles, la décision ne se prend pas seulement “par préférence”, mais aussi faute de place, faute d’écoute, faute de temps : quand on a déjà eu le sentiment d’être infantilisée ou pressée, on cherche un espace où respirer. Le problème, c’est quand le système laisse croire qu’il faut choisir entre respect et sécurité — comme si les deux ne devaient pas aller ensemble.
Accouchement à domicile en France : pratique marginale, réalités concrètes
Les chiffres cités par plusieurs médias convergent : l’accouchement à domicile reste très minoritaire en France.
- Le Parisien rapporte qu’une étude de l’Insee (2016) indique 0,6 % des naissances en dehors d’un hôpital ou d’une maternité cette année-là, soit environ 5 000 naissances sur 784 000 (Le Parisien).
- La Dépêche cite les mêmes ordres de grandeur (Insee 2016 : 0,6 %, environ 5 000 naissances hors établissement sur 784 000) et ajoute que, dans 9 cas sur 10, les parents auraient bénéficié de l’assistance d’un médecin ou d’une sage-femme (La Dépêche).
- Parents.fr avance, de son côté, qu’ils ont représenté environ 0,6 % des accouchements en 2024, en s’appuyant sur des données issues du PMSI (Parents.fr).
Accouché “chez soi” ne veut pas dire “sans soins”
Une confusion fréquente pollue le débat : on mélange accouchement à domicile accompagné et accouchement non accompagné. Or, les articles rappellent qu’une grande partie de ces naissances hors établissement se fait avec une assistance (souvent une sage-femme, parfois un médecin, selon les cas), et qu’un plan de transfert peut être prévu (Le Parisien, Parents.fr).
Parents.fr décrit ce cadre comme destiné à des grossesses “à bas risque”, évaluées en amont, avec suivi régulier, matériel adapté le jour J, et préparation d’un plan B en cas de complication (Parents.fr). Là encore : ce sont des éléments de cadrage général. Ils ne permettent pas de conclure ce qui s’est passé dans ce drame précis.
Une histoire longue, un présent fragile
Le Parisien rappelle aussi qu’en 1950, 45 % des accouchements avaient lieu à domicile, selon l’Association professionnelle de l’accouchement accompagné à domicile (APAAD) (Le Parisien). Ce basculement historique dit quelque chose : la sécurité obstétricale a aussi été pensée à travers l’hôpital — mais ça ne doit pas rendre invisibles les enjeux d’accueil, d’écoute, de consentement, ni les réalités territoriales.
Ce qui peut basculer vite : comprendre les urgences sans faire peur

Parler d’urgence obstétricale, ce n’est pas transformer la grossesse en compte à rebours anxieux. C’est accepter une vérité simple : même quand tout semble aller bien, des complications post-partum ou péripartum peuvent survenir de manière rapide et nécessiter des gestes et des ressources qui ne sont pas toujours disponibles à domicile.
Parents.fr rappelle, de façon grand public, que certaines urgences (par exemple une hémorragie ou un arrêt cardio-respiratoire) peuvent nécessiter une intervention hospitalière immédiate, d’où l’importance d’un plan de transfert (Parents.fr).
La Voix du Nord cite une prise de position de la présidente du Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF), Joëlle Belaïsch-Allart, mettant l’accent sur la difficulté de “tenir” certaines situations critiques à domicile “le temps qu’arrive le SAMU” (La Voix du Nord). Ce n’est pas une condamnation morale des choix : c’est un rappel sur la chaîne de soins.
Dans le même article, La Voix du Nord rapporte aussi qu’une enquête de l’APAAD (relayée par la presse) soutient que, pour des femmes “à bas risque”, certaines complications sévères seraient moins fréquentes à domicile ; c’est un élément à manier avec prudence, car il dépend beaucoup de la sélection des profils et de l’organisation des transferts (La Voix du Nord). Autrement dit : la discussion sérieuse n’est pas “domicile vs hôpital” — c’est dans quelles conditions, avec quelle continuité, pour quels profils, et avec quel filet de sécurité.
Repères utiles (information, pas diagnostic)
Cet article ne remplace pas un avis médical. En cas de doute, contactez un·e professionnel·le qui vous suit. En cas d’urgence, appelez immédiatement les secours (en France : 15 / 112).
De manière générale, après un accouchement (à domicile ou en structure), il est recommandé de ne pas banaliser :
- un malaise important ou une aggravation brutale de l’état général ;
- des saignements inhabituels ou qui inquiètent ;
- une douleur intense, un essoufflement, une sensation de “ne pas aller bien” ;
- une fièvre ou des signes d’infection qui s’installent ;
- toute situation où “quelque chose cloche”, même si on n’arrive pas à le nommer.
Le bon réflexe n’est pas de “tenir” seule : c’est d’appeler et d’être accompagnée.
Choix, consentement, système : la question politique derrière l’intime
Ce drame est rare, mais les tensions qu’il révèle sont, elles, très fréquentes : qui décide ? qui est cru·e ? dans quels lieux se sent-on respectée ? et que fait-on quand on vit loin d’une maternité ou qu’on a déjà vécu une expérience de soins humiliante ?
Autonomie : un mot qui se gagne dans des conditions inégales
L’autonomie n’est pas une posture individuelle “hors système”. Elle se construit dans un paysage de contraintes : disponibilité des maternités, relations avec les équipes, accès à une sage-femme, possibilité de se déplacer, présence d’un entourage, maîtrise de la langue, statut administratif, précarité. Sur le papier, “choisir” semble simple. Dans la vraie vie, il y a des choix qui se font sous pression, et d’autres qui se font faute d’alternative perçue.
Et c’est là que les débats deviennent vite violents. Dans l’espace public, certaines personnes utilisent un drame pour dire : “elle l’a cherché”. C’est du victim-blaming — et ça ne protège personne. À l’inverse, d’autres discours idéalisent le domicile au point d’invisibiliser les urgences. Or l’objectif, si on est sérieux, est double : respect et sécurité.
Sur Fais pas genre, on a déjà questionné la façon dont les récits dominants pèsent sur les décisions et la confiance accordée aux personnes qui accouchent : à relire, notre article sur les discours et intérêts autour de l’accouchement, à prendre pour ce qu’il est (un texte d’angle, pas un protocole médical) : “Accouchement : la vérité cachée…”.
La confiance (ou son absence) ne tombe pas du ciel
Quand des femmes racontent avoir été peu écoutées, infantilisé·es, ou pressées dans le suivi, ce n’est pas un “caprice”. C’est une expérience qui pèse sur la suite : la prochaine fois, on anticipe le conflit, on cherche un espace “à soi”, on s’informe autrement. Cette question de la crédibilité accordée aux vécus féminins traverse d’autres moments de santé : au travail, à la ménopause, dans les parcours chroniques.
Deux lectures utiles pour élargir la focale :
- Santé au travail : les conditions des femmes (quand la santé se heurte aux normes et aux hiérarchies)
- Rapport ménopause au travail 2025 (quand un sujet de santé devient politique parce qu’il est minimisé)
Sécurité perçue vs sécurité réelle : l’angle mort
Il faut pouvoir le dire sans mépris : se sentir en sécurité (chez soi, entourée, apaisée) n’est pas la même chose qu’être en sécurité au sens des ressources disponibles en urgence. Et, inversement, être dans un lieu techniquement équipé ne garantit pas toujours de se sentir respectée. Le défi collectif, c’est de rapprocher ces deux sécurités — pas de les opposer.
Comment décider sans se mentir : questions à se poser et filet de sécurité

Un bon choix, en périnatalité, n’est pas un choix “pur”. C’est un choix informé, situé, et sécurisé — avec un plan qui tient compte du réel (trajet, disponibilité des pros, météo, fatigue, imprévus).
Voici une trame de questions (à discuter avec la ou les personnes qui vous suivent) — non pas pour vous tester, mais pour construire un filet de sécurité :
- Qui m’accompagne, et avec quel niveau de disponibilité ? (avant, pendant, après)
- Quel est mon profil de grossesse tel qu’évalué par un·e pro ? (et qu’est-ce qui ferait changer cette évaluation ?)
- Quel est le plan de transfert concret ? (où, comment, avec qui, en combien de temps, à quel moment on décide de partir ?)
- Qui appelle les secours si nécessaire, et comment ? (téléphone chargé, adresse claire, consignes partagées)
- Quelle continuité post-partum est prévue ? (visites, contacts, relais si vous n’allez pas bien)
- Comment je veux être traitée, et comment je le formule ? (projet de naissance, consentement, limites)
- Qu’est-ce qui, pour moi, relève du non négociable : l’intimité, la gestion de la douleur, la présence de proches, le lieu ?
- Et si tout se passe bien, qui s’occupe de quoi après ? (repos, repas, enfants aînés, charge mentale)
Ce qu’on peut faire quand on hésite entre domicile et structure
- Demander un temps d’échange dédié (et pas “entre deux”) avec une sage-femme ou une équipe, pour poser vos questions sans être jugée.
- Mettre par écrit ce qui vous a manqué ou blessée dans un précédent accouchement : parfois, ce n’est pas “l’hôpital” le problème, mais l’absence de consentement, de temps, de choix.
- Construire un plan B réaliste (trajet, personne ressource, documents, organisation familiale).
- Chercher la continuité : être suivie par une personne ou une équipe qui vous connaît, autant que possible.
- Ne pas rester seule avec des informations contradictoires : croiser les points de vue, demander qu’on vous explique les raisons (pas juste “c’est comme ça”).
À retenir (résumé utile, 6–8 lignes)
Ce drame rapporté par la presse (décès d’une femme de 32 ans après un accouchement à domicile ; bébé vivant) appelle d’abord au respect et à l’humilité (Le Parisien, Ouest-France).
“Rare” ne signifie ni “anodin” ni “impossible” : en obstétrique, certaines urgences exigent une réponse rapide.
L’accouchement à domicile est marginal en France (souvent autour de 0,6 % selon les chiffres cités), et lorsqu’il est accompagné, il repose sur une sélection de situations et sur un plan de transfert (Le Parisien, Parents.fr).
Le vrai sujet, au-delà du “pour/contre”, c’est la continuité de soins, l’accès, l’écoute et le consentement.
Cet article informe : en cas d’inquiétude ou d’urgence, contactez des professionnel·les / appelez les secours.
FAQ — Accouchement à domicile (5 questions)
1) Un accouchement à domicile, c’est forcément “sans assistance” ?
Non. Les articles citent qu’une grande partie des naissances hors établissement se fait avec l’assistance d’un·e professionnel·le (souvent sage-femme ou médecin) ; dans le cas rapporté, la presse évoque une assistance mais sans en détailler précisément la forme (Le Parisien, Ouest-France).
2) Quelle est la fréquence de l’accouchement à domicile en France ?
La presse cite des chiffres bas : autour de 0,6 % (Insee 2016 pour les naissances hors établissement, et Parents.fr évoque aussi 0,6 % en 2024 via PMSI) (Le Parisien, Parents.fr).
3) Pourquoi un “drame rare” mérite-t-il d’être discuté ?
Parce que “rare” ne signifie pas “sans enjeu”. Une issue grave, même peu fréquente, interroge l’organisation des secours, les plans de transfert, et la continuité des soins — sans que cela justifie de juger les personnes.
4) Qu’est-ce qu’une urgence obstétricale, au sens large ?
C’est une situation où l’état de la mère (ou du bébé) nécessite une prise en charge rapide. Les articles grand public rappellent que certaines complications peuvent être brutales et nécessiter une intervention hospitalière, d’où l’importance d’anticiper un transfert (Parents.fr).
5) Comment éviter le piège “hôpital = bien / domicile = mal” (ou l’inverse) ?
En se centrant sur les conditions : accompagnement, sélection des situations, distance à une maternité, plan B, qualité de l’écoute et du consentement. Le débat devient plus juste quand il parle d’accès aux soins et de pouvoir dans la naissance, pas de morale.
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Accouchement : la vérité cachée que l’industrie médicale ne veut pas vous dire
Published
8 mois agoon
27/08/2025
La France connaît sa plus grave crise démographique depuis 1946 avec seulement 678 000 naissances en 2023. Mais derrière cette chute spectaculaire se cache une réalité que peu osent aborder : l’industrialisation massive de la naissance qui transforme l’un des processus les plus naturels au monde en procédure médicale standardisée.
Les chiffres sont alarmants. En moins de dix ans, le taux de natalité français s’est effondré, passant de 2,03 enfants par femme en 2010 à 1,68 en 2023. Parallèlement, les interventions médicales lors des accouchements explosent : césariennes, péridurales systématiques, déclenchements artificiels. Une coïncidence ?
L’accouchement, devenu produit industriel
“On ne respecte pas les besoins de base d’une femme qui accouche”, dénonce Fanny Agostini, journaliste environnementale et mère de deux enfants qu’elle a mis au monde sans péridurale. “Nous restons malgré tout des mammifères et il y a un certain nombre de paramètres qui ne sont pas respectés.”
L’ancienne présentatrice de Thalassa, qui prépare un documentaire sur l’industrialisation de la naissance, établit un parallèle saisissant avec l’élevage industriel : “Il y a des races bovines qui ne peuvent plus mettre bas sans l’intervention du vétérinaire. Les bleus blancs belges, hyper sélectionnées, on peut compter le nombre de vêlages en fonction du nombre de cicatrices sur leur ventre.”
Cette comparaison n’est pas anecdotique. Elle interroge sur l’évolution d’une espèce qui délègue progressivement ses fonctions biologiques fondamentales à la technologie.
Les besoins physiologiques oubliés
Les recherches en naissance physiologique montrent que l’accouchement nécessite des conditions spécifiques pour se dérouler naturellement. L’obscurité favorise la sécrétion d’ocytocine, l’hormone des contractions, qui fonctionne en synchronicité avec la mélatonine.
“Avoir des néons au-dessus de la tête inhibe le processus physiologique de l’accouchement”, explique Fanny Agostini. De même, les interruptions constantes – monitoring, questions du personnel médical – empêchent la femme d’accéder à l’état de conscience modifié nécessaire à l’accouchement naturel.
“Le problème, c’est que parler à une femme qui accouche, il n’y a rien de pire. Elle devrait être sur le reptilien, en mode automatique”, poursuit-elle. Ces pratiques génèrent du stress, qui inhibe à son tour la sécrétion d’ocytocine, créant un cercle vicieux d’interventions médicales.
Le microbiote en danger
Au-delà du processus d’accouchement lui-même, c’est la santé environnementale du nouveau-né qui est en jeu. Le microbiote intestinal, désormais reconnu comme le “deuxième cerveau”, se constitue lors du passage dans le vagin maternel.
“Il n’y a pas du tout le même type de microbiote suivant que l’accouchement se soit fait par voie basse ou par césarienne”, souligne la journaliste. “C’est vraiment le top départ de la bonne santé, et le microbiote se constitue dans ses premiers instants.”
Les études scientifiques confirment cette observation : les enfants nés par césarienne présentent des risques plus élevés d’allergies, d’asthme et de troubles du système immunitaire. Or, le taux de césariennes en France atteint désormais 21%, bien au-delà des recommandations de l’OMS (10-15%).
L’effet de génération
Cette médicalisation systématique crée un effet de génération inquiétant. Les femmes ayant vécu des accouchements médicalisés transmettent leurs appréhensions à leurs filles, normalisant l’idée qu’accoucher nécessite obligatoirement des interventions médicales.
“On crée des accouchements longs et traumatiques à la fois pour la femme et pour le bébé”, observe Fanny Agostini. Cette spirale s’auto-entretient : plus les accouchements sont médicalisés, plus ils deviennent compliqués, justifiant alors davantage d’interventions.
Le modèle économique hospitalier
Derrière cette industrialisation se cache une réalité économique. Les hôpitaux, sous pression budgétaire, optimisent les “flux” de patientes. Un accouchement naturel peut durer 12 heures ou plus, tandis qu’une césarienne programmée se déroule en 45 minutes.
La péridurale, systématiquement proposée, immobilise la parturiente et facilite la surveillance médicale, mais perturbe les mécanismes physiologiques naturels. “Ne pas vouloir vivre ce moment et avoir mal pendant quelques heures, la résultante c’est avoir des soucis derrière au plus long terme”, prévient la journaliste.
Un retour aux sources nécessaire
Face à cette dérive, des voix s’élèvent pour promouvoir un retour à un accouchement plus respectueux de la physiologie. Les maisons de naissance, autorisées en France depuis 2013, proposent un accompagnement moins interventionniste pour les grossesses à bas risque.
L’enjeu dépasse le cadre médical pour toucher à l’évolution même de notre espèce. “Quel est l’avenir d’une espèce qui ne peut plus mettre au monde ses enfants naturellement ?”, interroge Fanny Agostini.
Cette question résonne particulièrement alors que la France peine à renouveler ses générations. Peut-être est-il temps de se demander si la sur-médicalisation de la naissance ne contribue pas, paradoxalement, à la désaffection pour la maternité.
Les pistes de changement
Plusieurs pays européens montrent l’exemple. Aux Pays-Bas, 30% des accouchements se déroulent à domicile avec des sages-femmes. Le Royaume-Uni développe les “birthing centers”, structures intermédiaires entre domicile et hôpital.
En France, l’évolution passe par la formation des professionnels de santé aux besoins physiologiques de l’accouchement et par l’information des futures mères sur les alternatives possibles. L’enjeu est de taille : redonner aux femmes le pouvoir sur leur accouchement et, par extension, sur leur maternité.
Car au-delà des considérations médicales, c’est peut-être dans ce retour à la confiance en la capacité naturelle des femmes à donner la vie que se trouve une partie de la solution à la crise démographique française.
Fanny Agostini prépare actuellement un documentaire sur l’industrialisation de la naissance. Journaliste spécialisée en environnement, elle défend une approche holistique de la santé humaine, intégrant les dimensions écologiques et physiologiques.
Vous vous demandez comment entretenir une relation basée uniquement sur le sexe, sans engagement sentimental ? Vous voulez savoir quels sont les avantages et les inconvénients de ce type de relation ?
Un sexfriend est une personne avec qui on a des rapports sexuels réguliers ou occasionnels, sans être amoureux ni en couple. C’est une forme de relation libre et sans contrainte, qui repose sur le respect mutuel et la confiance. Le sex friend n’est pas un partenaire romantique, mais plutôt un ami avec qui on partage du plaisir charnel.
Le principal avantage d’un sexfriend est qu’il n’implique pas de s’engager sur le plan sentimental. En effet, le sexfriend ne concerne que l’aspect sexuel. On peut ainsi profiter de sa liberté, sans avoir à rendre des comptes ni à faire des compromis. On peut aussi avoir plusieurs sexfriends en même temps, à condition d’être honnête et de se protéger. Le sexfriend peut aussi être une façon de combler un manque affectif ou de se remettre d’une rupture.
Voici une vidéo parlant de ce type de relation :
Comment trouver un sexfriend ?
Trouver un sexfriend peut être une expérience enrichissante et agréable, à condition de respecter quelques règles de base. Un sex friend est une personne avec qui vous partagez une relation sexuelle sans engagement ni sentiment amoureux.
Pour trouver un sexfriend, il faut d’abord savoir ce que vous cherchez et ce que vous êtes prêt à offrir. Il ne s’agit pas de tomber amoureux ou de se mettre en couple, mais de profiter d’une complicité physique et d’une confiance mutuelle. Il faut donc être clair sur vos attentes, vos limites et vos envies, et les communiquer à votre partenaire potentiel. Il faut aussi choisir une personne qui partage votre vision de la relation et qui ne risque pas de développer des sentiments ou de vous en demander plus que du sexe.

Il faut aussi multiplier les occasions de rencontrer des personnes qui vous plaisent et qui sont ouvertes à ce type de relation. Vous pouvez utiliser des applications de rencontre, des sites spécialisés ou des réseaux sociaux pour entrer en contact avec des profils qui vous correspondent. Vous pouvez aussi sortir dans des lieux propices aux rencontres, comme des bars, des clubs ou des soirées entre amis. L’important est de rester honnête et respectueux, et de ne pas faire de fausses promesses ou de faux espoirs.
Il faut enfin savoir entretenir la relation sans la compliquer. Il faut éviter de mélanger le sexe et les sentiments, et de confondre le sexfriend avec un ami ou un amant. Il faut aussi respecter la vie privée et la liberté de l’autre, et ne pas être jaloux ou possessif. Il faut enfin savoir mettre fin à la relation si elle ne vous convient plus ou si l’un de vous deux veut changer de statut. Le but est de prendre du plaisir sans se prendre la tête.
Comment gérer une relation en sexfriend ?
Une relation sex friend est une relation basée uniquement sur le sexe, sans engagement ni sentiment. C’est une façon de profiter du plaisir charnel sans les contraintes d’une relation amoureuse. Mais comment gérer une relation sex friend sans se faire mal ou blesser l’autre ? Voici quelques conseils pour réussir ce type de relation.

Premièrement, il faut être clair sur ses attentes et ses limites. Il faut discuter avec son sex friend de ce que l’on recherche dans cette relation, de ce que l’on accepte ou pas, de la fréquence des rapports, de la possibilité de voir d’autres personnes... Il faut aussi respecter les règles établies et ne pas essayer de changer les termes du contrat en cours de route. Il faut éviter de se comporter comme un couple, de se faire des cadeaux, de se présenter à ses amis ou à sa famille…
Deuxièmement, il faut protéger sa santé et celle de son sex friend. Il faut utiliser un préservatif à chaque rapport sexuel, pour se prémunir des infections sexuellement transmissibles et des grossesses non désirées. Il faut aussi faire des dépistages réguliers et être honnête sur son état de santé. Il faut également veiller à son bien-être émotionnel et ne pas se forcer à avoir des rapports si l’on n’en a pas envie ou si l’on se sent mal.
Troisièmement, il faut savoir mettre fin à la relation si elle ne nous convient plus ou si l’un des deux développe des sentiments. Il faut être attentif aux signes qui montrent que la relation devient trop sérieuse ou trop compliquée, comme la jalousie, la possessivité, la dépendance… Il faut alors avoir le courage de rompre avec son sex friend, en lui expliquant les raisons de son choix et en restant respectueux. Il faut éviter de le ghoster, de lui mentir ou de lui faire du mal.
L’amour est un sujet qui n’a jamais cessé d’interpeller les êtres humains. Depuis les premiers émois jusqu’aux relations les plus complexes, les sentiments amoureux ont évolué au fil du temps. Mais qu’en est-il aujourd’hui, en 2023, avec les changements que notre société a connus ces dernières années ?
C’est le sujet de débat de la chaîne Twitch de franceinfo, Talk franceinfo, animé par Manon Mella et ses invités. Chaque soir, à partir de 18 heures, les internautes sont invités à échanger leurs opinions et leurs expériences sur le sujet de l’amour.
Et il y a de quoi dire ! Les nouvelles technologies ont bouleversé notre manière d’interagir avec les autres, et donc notre manière de vivre nos relations amoureuses. Les applications de rencontres ont par exemple radicalement changé la façon dont nous cherchons l’amour, en nous offrant des possibilités de rencontrer des personnes que nous n’aurions peut-être jamais croisées autrement.
Voici une vidéo parlant de l’amour virtuel :
L’amour à l’ère numérique : évolution ou révolution ?
Les applications de rencontres, les réseaux sociaux et la culture du tout numérique ont bouleversé notre rapport à l’amour et à la sexualité. Si ces outils ont facilité les rencontres, ils ont également complexifié les relations humaines. En 2023, où en sommes-nous dans notre compréhension de l’amour et de ses enjeux ?
Cinq ans après le mouvement #MeToo, le débat sur le rapport au couple est plus que jamais d’actualité. Comment la libération de la parole des femmes a-t-elle changé notre façon de concevoir les relations amoureuses ? La sexualité hétéronormée est-elle en train d’être remise en question ?
Pour en discuter, Manon Mella reçoit dans son Talk franceinfo Ovidie, réalisatrice de fictions et de documentaires, autrice du livre « La chair est triste hélas » (Julliard), et Emmanuelle Josse autrice de l’essai « C’est quoi l’amour » (La Martinière). Ensemble, ils abordent les différentes facettes de l’amour à l’ère numérique : comment les applications de rencontres ont changé nos comportements, comment les réseaux sociaux ont influencé notre perception de l’amour, comment le mouvement #MeToo a impacté les relations entre les genres, et enfin, comment les avancées LGBTQ+ ont modifié notre vision de l’amour et de la sexualité.
Au-delà des débats, l’amour reste un sujet universel qui interpelle chacun d’entre nous. C’est pourquoi, chaque soir à partir de 18 heures, Manon Mella et ses invités discutent avec les internautes de la chaîne Twitch de franceinfo pour mieux comprendre les enjeux de l’amour en 2023.

L’essor des rencontres virtuelles
Dans la dernière décennie, les rencontres virtuelles ont explosé en popularité, passant de 22 % en 2009 à 39 % en 2017. Selon le centre Pew Research, la moitié des jeunes Américains âgés entre 18 et 29 ans ont utilisé une application de rencontres en 2019. Avec la pandémie qui a bouleversé nos modes de vie, les rencontres en ligne ont connu un véritable boom. L’application de rencontres Tinder est devenue la leader incontestée du secteur avec 75 millions d’utilisateurs mensuels dans le monde.
Mais avec cette augmentation des rencontres virtuelles, se pose la question de savoir si elles ont libéré ou aliéné les individus. Comment ces applications ont-elles influencé les relations amoureuses et la construction des couples ? Ont-elles transformé notre façon d’aimer et de rencontrer l’autre ? Le débat est lancé.
Certains affirment que ces applications ont permis une plus grande liberté de choix et de rencontres. Les critères de sélection peuvent être affinés pour trouver une personne qui correspond à nos goûts et à nos attentes. De plus, la géolocalisation permet de rencontrer des personnes proches de chez soi, ce qui est un avantage pour les personnes qui n’ont pas la possibilité de sortir ou de voyager.
Cependant, d’autres estiment que ces applications ont un effet négatif sur les relations amoureuses. Elles peuvent conduire à une objectivation de l’autre et à une marchandisation de l’amour. Les individus sont réduits à des profils, des photos et des descriptions qui ne reflètent pas toujours leur personnalité réelle. De plus, la surabondance de choix peut parfois créer un sentiment d’insatisfaction permanente, avec l’impression qu’il y a toujours mieux ailleurs.
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