Révélé lors du Printemps de Bourges et lauréat inRocKs lab 2016, Eddy de Pretto semble bousculer les normes et transcender les genres musicaux. Le jeune chanteur est en passe de devenir l’une des icônes musicales de la génération dite Dolan. Zoom sur un artiste qui dépasse les frontières des genres.
« Tu seras viril mon Kid, Je ne veux voir aucune larme glisser sur cette gueule héroïque, Et ce corps tout sculpté »
Dans Kid, chanson de son dernier EP portant le même nom, Eddy de Pretto se met dans la peau d’un parent et dénonce une socialisation genrée qui alimente l’idéal d’une prétendue virilité masculine. Le jeune chanteur de 25 ans met en exergue la construction du genre à travers des paroles tranchées et engagées qui rejoignent les nombreuses analyses sociologiques autour de cette question.
« Tu seras viril mon Kid, Tu tiendras dans tes mains, l’héritage iconique d’Apollon, Et comme tous les garçons, tu courras de ballons en champion, Et deviendras mon petit héro historique »
C’est de son parcours personnel que se nourrissent ses nombreux textes, faisant référence aux problématiques qui l’ont touché et qui le touchent encore aujourd’hui : la virilité (Kid), la débauche (Monodrogue, Fête de trop), la sexualité (Normal) ou encore les rencontres sur les réseaux sociaux (Jungle de la chope).
Eddy de Pretto a grandi à Créteil, en banlieue parisienne et se retrouve au cœur même de ces questions qui se traduisent le plus souvent par des réflexions à l’école, au collège ou au lycée, sur une prétendue masculinité virile liée par exemple au culte du corps transmis par le sport ou par des jouets censés révéler le genre d’une personne. Au contraire, lui ne cessera jamais de dépasser ces frontières du genre et cela se retrouve dans sa musique.
Sa particularité musicale provient de la fréquentation de deux milieux différents durant son adolescence : celui de sa mère qui passe en boucle les disques de Nougaro ou Barbara, et un autre milieu plus rap à travers la fréquentation d’un foyer de quartier et l’écoute d’artistes comme Rohff, Sinik, Booba ou Diam’s.
Le chanteur fait donc un parallèle entre une construction non-binaire du genre et une construction non-genrée de sa musique qui ne s’inscrit dans aucun registre connu, si bien qu’on la catégorise généralement comme un mélange de chanson française et de rap. L’artiste est d’ailleurs souvent comparé à la voix et au flow de Jacques Brel ainsi qu’à Stromae pour son engagement autour de thématiques connues de tou.te.s. Vous l’avez compris, Eddy de Pretto ne se limite pas aux frontières d’un genre et par ses goûts éclectiques nous surprend de titre en titre comme récemment avec la reprise du titre « Je ne suis pas fou » du rappeur marseillais Jul.
Eddy de Pretto est donc un chanteur clivant et moderne, caractéristique d’une génération de plus en plus tolérante bien que pas assez. A travers des phrases provocantes, le jeune homme de 25 ans cherche à banaliser des faits, qui, même s’ils tendent à ne plus l’être, restent des points qui divisent notre société. Le chanteur écrit donc une réelle poésie du genre à travers la dénonciation de lieux communs sur l’homosexualité et le rôle social voulu par la doxa. C’est cette différenciation par rapport aux autres rappeur.se.s qui, pour moi, fait d’Eddy de Pretto un rappeur plus underground que mainstream.
« Mais jeune homme, sais-tu seulement, Que je me maquille pour te rentrer dedans. Ah ça y est ça te glace le sang, L’idée qu’un homme puisse jouer la folle insupportable, Aussi bien la brute virilisée, Ne donne pas ton âme au diable. »
C’est grâce à cette chanson, Normal, que le chanteur a gagné en notoriété, chanson dotée d’une répartie prompte et de paroles électriques autour de l’homosexualité et de la sexualité en général.
Pour sa première date en solitaire aux Etoiles ce lundi 27 novembre, Eddy de Pretto a su séduire un public déjà conquis malgré une interprétation moins agressive de ces chansons. Même si ce manque d’énergie a déçu, les places pour ses prochaines dates en solo partent comme des petits pains et son premier album est attendu pour 2018.
Nathalie Baye n’a jamais eu besoin d’en faire trop pour s’imposer. Dans un paysage culturel où la célébrité se confond souvent avec la visibilité permanente, son parcours raconte exactement l’inverse : celui d’une actrice qui a construit sa place par le travail, l’exigence et la justesse plutôt que par le décorum. Si son nom appartient depuis longtemps au patrimoine du cinéma français, Nathalie Baye n’a jamais cultivé l’attitude de la star inaccessible ni l’esthétique du paraître. Elle a traversé plus de cinquante ans de carrière avec une forme rare de continuité : une présence immédiatement identifiable, mais jamais tapageuse.
C’est sans doute ce qui fait d’elle, encore aujourd’hui, bien plus qu’une grande comédienne. Nathalie Baye incarne une certaine morale du jeu, une façon d’habiter les rôles sans les surligner, et de traverser l’industrie sans se laisser dévorer par elle. À l’heure où l’image publique des actrices se fabrique aussi sur les réseaux, dans les tapis rouges, les récits people ou les stratégies de marque personnelle, elle apparaît rétrospectivement comme une figure presque à part : une actrice française discrète dans un système qui récompense souvent l’exposition de soi.
Le visage d’une évidence, pas d’un effet
Chez Nathalie Baye, il y a d’abord quelque chose de très difficile à fabriquer : l’évidence. Une manière d’être là, sans ostentation, sans volonté visible de séduire la caméra, tout en l’aimant manifestement. Beaucoup d’actrices imposent un style ; elle, très tôt, impose un rapport. Un rapport au réel, au texte, aux partenaires, aux silences. On la regarde et l’on a moins l’impression d’assister à une performance que d’entrer dans une présence.
Cette singularité apparaît dès ses débuts. Après une formation qui passe notamment par la danse puis par l’apprentissage du métier d’actrice, Nathalie Baye est révélée au début des années 1970, en particulier par La Nuit américaine de François Truffaut, film matriciel s’il en est puisqu’il raconte déjà le cinéma comme artisanat, chaos organisé, passion concrète. Ce n’est pas un détail. Être révélée dans un film qui met en scène le travail plus que le prestige dit déjà quelque chose de la carrière Nathalie Baye : elle ne sera jamais une apparition décorative, mais une femme de plateau, de rythme, de précision.
Très vite, elle attire les grands cinéastes sans jamais se figer dans une seule image. Truffaut, Godard, Claude Sautet, Bertrand Tavernier, Bertrand Blier, Claude Chabrol, Xavier Beauvois, Xavier Dolan : cette traversée impressionnante du cinéma d’auteur français et francophone ne relève pas seulement du palmarès. Elle raconte une actrice choisie par des metteurs en scène qui cherchent autre chose que de la simple photogénie. Chez eux, Nathalie Baye devient le lieu d’une tension féconde entre douceur apparente et densité intérieure.
Nathalie Baye ou l’art du contre-pied
Ce qui frappe dans sa filmographie, c’est la manière dont elle s’est toujours arrangée pour déjouer les assignations. Une partie du cinéma français aime enfermer ses actrices dans des figures lisibles : la bourgeoise, la muse, la grande tragédienne, l’icône glamour, la femme fatale, la mère, la femme blessée. Nathalie Baye a traversé toutes ces catégories sans jamais s’y laisser enfermer tout à fait.
Elle a pu être vulnérable, nerveuse, populaire, tendue, drôle, mystérieuse, triviale ou souveraine, mais jamais de manière programmatique. Dans Une semaine de vacances, sous la direction de Bertrand Tavernier, elle donne au malaise ordinaire d’une enseignante une intensité sans effet. Dans La Balance, elle emporte le polar de Bob Swaim par un mélange de rudesse, de fragilité et d’énergie brute qui lui vaut un César. Dans Le Retour de Martin Guerre, elle inscrit son personnage dans une épaisseur historique et sensible rarement démonstrative. Plus tard, dans Vénus Beauté (Institut), elle prouve à quel point son art sait capter les micro-déplacements de l’existence : les humiliations banales, les désirs fatigués, l’humour qui protège.
Ce fil est essentiel pour comprendre pourquoi elle fut tout sauf une actrice bling-bling. Le bling-bling, au cinéma, n’est pas qu’une affaire de bijoux, de luxe ou de couverture magazine. C’est une manière de surjouer sa propre importance, de faire de sa personne un commentaire permanent sur le rôle. Nathalie Baye a toujours fait l’inverse : elle ramenait le personnage au niveau du vivant. Elle ne demandait pas au spectateur d’admirer une image ; elle lui demandait de croire à une situation.
Une actrice anti bling bling dans une industrie obsédée par l’image
Le star-system français a longtemps entretenu une ambiguïté : se prétendre plus sobre qu’Hollywood tout en nourrissant ses propres mythologies de prestige, de lignées, de récits sentimentaux et de hiérarchies symboliques. Nathalie Baye a appartenu à ce monde sans s’y confondre. Elle en avait la reconnaissance, les récompenses, la notoriété, mais rarement les tics.
Il suffit de regarder la façon dont sa présence publique s’est construite. Pas de personnage médiatique fabriqué à coups de déclarations outrancières. Pas de surexposition fondée sur la vie privée. Pas de surenchère dans la pose. Même lorsque sa vie personnelle a été commentée, elle n’en a jamais fait le moteur de sa légitimité artistique. C’est un point décisif : elle ne s’est pas racontée comme marque. Elle a protégé une part d’opacité, ce qui est devenu presque subversif.
Cette retenue n’a rien d’une fadeur. Elle relève plutôt d’une discipline de soi, ou d’une éthique. Dans plusieurs archives et entretiens, on retrouve chez elle le goût de la liberté, de l’instinct, mais aussi le refus de céder à de mauvaises raisons dans les choix de carrière. Ce refus éclaire beaucoup de choses. Nathalie Baye a donné l’impression de préférer les rencontres justes aux calculs, les trajectoires cohérentes aux emballements opportunistes. C’est en cela qu’elle appartient à un cinéma français authentique : non pas un cinéma muséal ou nostalgique, mais un cinéma qui croit encore au poids des rôles, à la vérité des visages, au temps long d’une œuvre.
À rebours de figures plus ostensiblement médiatiques, elle n’a jamais eu besoin d’amplifier sa personne pour tenir l’écran. C’est peut-être même l’une des grandes leçons de son parcours : plus elle restait sobre, plus elle devenait singulière.
Le refus du spectaculaire, jusque dans le jeu
On dit souvent de certains interprètes qu’ils sont “naturels”. Le mot est pratique, mais il est parfois trompeur. Chez Nathalie Baye, ce que l’on prend pour du naturel relève en réalité d’un très haut niveau de composition. Tout est affaire de dosage : une voix qui ne force pas, un regard qui ne réclame pas l’attention mais la retient, une façon d’entrer dans une scène sans la posséder brutalement.
C’est ce qui fait d’elle une actrice si moderne. Elle n’est jamais dans la séduction frontale du public. Elle travaille par circulation d’affects, par détail, par vibration. Dans Le Petit Lieutenant, sa composition de commandante marquée par l’alcool et la solitude n’a rien du “grand rôle à récompense” au sens tapageur du terme. Elle s’inscrit dans une matière très concrète : gestes professionnels, fatigue physique, tension intime. Beauvois, qui aime filmer les êtres dans leur frontalité sans fard, trouve en elle une interprète idéale. Leur collaboration dit beaucoup de son goût pour les rôles ancrés dans le réel.
Il y a là une constante de la carrière Nathalie Baye : même lorsqu’elle travaille avec des cinéastes très différents, elle demeure du côté de l’incarnation plutôt que de la démonstration. Chez Godard, elle introduit une forme de gravité concrète. Chez Chabrol, elle apporte une acidité sans caricature. Chez Dolan, au milieu d’une distribution brillante et hautement exposée, elle impose une intensité terrienne, presque désarmante, qui remet du trouble là où d’autres auraient cherché l’effet.
Une certaine idée des figures féminines du cinéma français
Si Nathalie Baye compte autant, c’est aussi parce qu’elle a incarné des figures féminines du cinéma français qui échappent aux stéréotypes les plus flatteurs. Ses personnages sont souvent des femmes au travail, des femmes ordinaires, des femmes cabossées, des femmes qui traversent des contradictions sans devenir des slogans. Chez elle, la féminité n’est pas un dispositif de représentation figé ; c’est une expérience sociale, affective, parfois rude.
Cette dimension est précieuse. Une partie de l’histoire du cinéma français a magnifié les femmes à condition qu’elles restent des surfaces de projection : désirables, mystérieuses, fatales, sacrifiées. Nathalie Baye a souvent joué ailleurs. Elle a représenté des femmes qui doutent, tiennent, craquent, vieillissent, résistent, composent. Des femmes moins “iconiques” au sens publicitaire du terme, mais souvent plus mémorables parce que plus proches du réel.
C’est sans doute pour cela qu’elle a traversé les décennies sans paraître désuète. Là où certaines carrières se figent dans l’image d’une époque, la sienne reste lisible aujourd’hui parce qu’elle repose moins sur la mythologie que sur l’observation humaine. Dans un moment où la question de la représentation des femmes à l’écran est devenue centrale, revoir Nathalie Baye, c’est aussi mesurer qu’une autre lignée existait déjà : celle des actrices dont la puissance tient à la précision du vécu.
La place fragile des actrices discrètes
Le paradoxe, c’est que cette forme d’excellence est souvent moins spectaculaire médiatiquement que celle des “grandes machines” de la célébrité. L’industrie adore la visibilité ; elle aime moins la continuité silencieuse. Une actrice française discrète peut devenir immensément respectée sans toujours être célébrée à hauteur de son influence symbolique. Nathalie Baye a connu la reconnaissance, bien sûr, mais elle a aussi incarné cette catégorie un peu ingrate des artistes évidentes qu’on risque de sous-estimer parce qu’elles ne se vendent pas elles-mêmes comme des monuments.
Sa trajectoire éclaire ainsi une question très contemporaine : que demande-t-on aujourd’hui à une actrice pour exister ? De bien jouer, certes, mais aussi d’être présente partout, identifiable en un instant, commentable, partageable, “narrativisable”. À cette inflation de visibilité, Nathalie Baye oppose un autre modèle. Un modèle dans lequel la crédibilité artistique ne se nourrit pas du bruit, mais d’une fidélité à une ligne.
Cela ne signifie pas qu’il faille opposer artificiellement les actrices médiatiques aux actrices secrètes. Le problème n’est pas la lumière ; c’est l’époque qui transforme trop souvent la lumière en critère esthétique. Nathalie Baye, elle, rappelle qu’une carrière se mesure aussi à la qualité de ses collaborations, à la variété de ses nuances, à la confiance durable que les cinéastes placent en vous.
Ce que Nathalie Baye représente aujourd’hui
Aujourd’hui, Nathalie Baye apparaît comme une figure de référence pour au moins trois raisons. D’abord, parce qu’elle a prouvé qu’on pouvait durer sans se répéter. Ensuite, parce qu’elle a donné au cinéma français authentique un visage ni théorique ni passéiste : un visage accessible, populaire parfois, mais jamais simplifié. Enfin, parce qu’elle offre un contre-modèle salutaire dans une culture fascinée par l’auto-promotion.
Son héritage n’est pas seulement celui d’une filmographie prestigieuse ou de quatre César. Il tient dans une manière d’avoir fait métier. Une manière de ne pas confondre exposition et profondeur, notoriété et autorité, célébrité et vérité. Pour les jeunes actrices, pour les spectateurs, pour le cinéma lui-même, cette leçon reste intacte.
On peut même dire que sa pertinence grandit avec le temps. Plus l’espace public se remplit de postures, plus la sobriété de Nathalie Baye devient éloquente. Plus le discours sur les actrices se déplace vers le branding de soi, plus son refus des effets annexes paraît précieux. Elle n’était pas hors du monde ; elle en connaissait les règles. Mais elle n’a jamais laissé ces règles écrire à sa place.
Nathalie Baye, ou la crédibilité comme style
Au fond, c’est peut-être cela qui demeure : Nathalie Baye aura fait de la crédibilité artistique une forme de style. Non pas un style visible, immédiatement marketable, mais un style profond, fondé sur la tenue, l’instinct et la vérité des rôles. Elle n’était pas une actrice bling-bling parce qu’elle n’a jamais cherché à transformer son image en événement permanent. Elle a préféré construire une œuvre à hauteur d’humain.
Dans l’histoire des figures féminines du cinéma français, cette position compte énormément. Elle rappelle qu’une actrice peut être admirée sans être mythifiée artificiellement, reconnue sans se mettre en vitrine, puissante sans hausser le ton. Et dans une époque qui confond si facilement le volume avec l’importance, Nathalie Baye reste une réponse tranquille, mais décisive. Une réponse qui dit qu’au cinéma, comme ailleurs, l’authenticité n’est pas un manque d’éclat : c’est une autre manière de briller.
Si Nathalie Baye continue de nous parler, c’est précisément parce qu’elle a résisté à l’idée qu’une carrière devait forcément passer par le clinquant. À l’écran comme dans l’espace public, Nathalie Baye a incarné une élégance rare : celle d’une grande actrice pour qui la vérité valait toujours mieux que le bling.
FAQ SEO
Qui est Nathalie Baye dans le cinéma français ?
Nathalie Baye est une actrice française majeure, révélée dans les années 1970, récompensée par quatre César et reconnue pour une carrière fondée sur la sobriété, la justesse et des rôles ancrés dans le réel.
Pourquoi Nathalie Baye est-elle considérée comme une actrice discrète ?
Parce qu’elle a toujours privilégié le travail d’actrice à la surexposition médiatique. Son image publique est restée sobre, loin du bling-bling et des stratégies de starification les plus visibles.
Quels films voir pour comprendre la carrière de Nathalie Baye ?
Pour découvrir la richesse de la carrière Nathalie Baye, on peut commencer par La Nuit américaine, Une semaine de vacances, La Balance, Le Retour de Martin Guerre, Vénus Beauté (Institut) et Le Petit Lieutenant.
Le mécénat d’entreprise français connaît une dynamique remarquable, avec plus de 172 000 entreprises mécènes en 2023 selon le dernier Baromètre Admical-IFOP, représentant un investissement de 2,9 milliards d’euros déclarés. Cette croissance exceptionnelle (+55% d’entreprises mécènes entre 2021 et 2023) témoigne d’un engagement croissant du secteur privé pour l’intérêt général.
Dans ce contexte favorable, l’enseignement supérieur et la recherche bénéficient d’un intérêt grandissant de la part des entreprises, qui y voient un investissement stratégique pour l’avenir. Les universités françaises, dotées depuis la loi LRU de 2007 d’outils dédiés comme les fondations universitaires et partenariales, ont su saisir cette opportunité pour diversifier leurs ressources et amplifier leur impact.
Des fondations universitaires qui font leurs preuves
Le réseau des fondations universitaires, qui compte déjà 48 fondations membres, illustre cette montée en puissance collective. Ces structures accompagnent leurs établissements dans la réalisation de leurs missions principales : recherche, innovation, formation et égalité des chances.
Les projets financés révèlent la diversité et la richesse des initiatives : 62% concernent des projets de recherche hébergés par des chaires, 52% portent sur le montage de formations universitaires innovantes, 48% soutiennent la recherche hors chaires, et 33% financent des bourses d’égalité des chances.
L’excellence d’un savoir-faire français
Cette transformation du paysage universitaire s’appuie sur l’émergence d’une véritable expertise française du fundraising académique. Cette professionnalisation se traduit par des succès concrets : certaines fondations ont collecté plusieurs millions d’euros, démontrant la capacité des universités françaises à attirer des financements privés significatifs.
Le parcours de Sandra Bouscal, forte de son expérience à l’INSEAD puis à Dauphine, illustre parfaitement cette réussite française. Son expertise a contribué à développer des méthodes adaptées aux spécificités françaises, créant un modèle original entre tradition républicaine et ouverture internationale.
Un impact territorial majeur
L’ancrage local constitue l’une des forces du mécénat universitaire. 88% des mécènes agissent au niveau local ou régional, une progression de 12 points par rapport à la précédente édition du baromètre. Cette proximité facilite les partenariats entre universités et entreprises locales, créant des écosystèmes d’innovation dynamiques.
Les universités de province tirent particulièrement leur épingle du jeu dans cette configuration, bénéficiant de relations privilégiées avec les acteurs économiques de leur territoire. Comme le souligne Thibault Bretesché, directeur de la fondation de l’université de Nantes : “La dynamique est plutôt positive. Nous avons déjà 23 projets au sein de la fondation ! Nous répondons à un vrai besoin des entreprises et de nos collègues.”
Des motivations alignées sur l’intérêt général
Les entreprises mécènes des fondations universitaires sont guidées par quatre motivations principales : l’incarnation de leurs valeurs (première motivation), le développement de liens privilégiés avec l’université, l’ancrage territorial renforcé, et l’implication de leurs collaborateurs dans des projets d’intérêt général.
Cette convergence d’objectifs entre monde académique et entreprises crée des synergies fécondes. Comme l’observe Patrick Llerena, directeur général de la fondation de l’Université de Strasbourg : “Je suis positivement étonné par l’écoute que nous recevons de la part de nos donateurs. L’université est souvent méconnue et peu appréciée. Mais, après avoir échangé, ils me disent souvent : ‘Je ne pensais pas que vous faisiez tout cela !’ On casse des barrières.”
Vers un modèle français d’excellence
Le développement du mécénat universitaire français s’inscrit dans une démarche d’excellence qui respecte les valeurs républicaines tout en s’ouvrant aux meilleures pratiques internationales. Contrairement aux modèles anglo-saxons, l’approche française privilégie la complémentarité public-privé plutôt que la substitution.
Cette spécificité française trouve son expression dans la diversité des projets soutenus et l’attention portée à l’égalité des chances. Les fondations universitaires ne se contentent pas de lever des fonds : elles créent des ponts entre l’université et la société, favorisant l’innovation et le transfert de connaissances.
L’essor du mécénat environnemental (près de 20% des entreprises mécènes soutiennent cette thématique) et le développement des partenariats innovants laissent présager d’un avenir prometteur pour cette collaboration public-privé exemplaire.
Le mécénat universitaire français illustre la capacité d’adaptation et d’innovation de notre enseignement supérieur. En réussissant à concilier excellence académique, ouverture sur le monde économique et respect des valeurs républicaines, il trace la voie d’un modèle original et performant au service de l’intérêt général.
Céline Dion, la célèbre chanteuse canadienne, a annoncé le 8 décembre 2022 qu’elle souffrait d’une maladie neurologique rare appelée syndrome de l’homme raide. Cette maladie entraîne une raideur musculaire et des spasmes progressifs qui affectent la mobilité et la qualité de vie. Céline Dion a expliqué dans une vidéo publiée sur Instagram qu’elle devait reporter sa tournée européenne prévue pour 2023 afin de se concentrer sur sa santé et son traitement.
Qu’est-ce que le syndrome de l’homme raide ?
Le syndrome de l’homme raide est un trouble du système nerveux central qui se caractérise par une rigidité musculaire et des spasmes involontaires. Il s’agit d’une maladie auto-immune rare qui touche environ une personne sur un million. Les causes exactes du syndrome de l’homme raide sont encore mal connues, mais il semblerait qu’il soit lié à la production d’anticorps anormaux qui attaquent les cellules nerveuses. Le syndrome de l’homme raide peut affecter n’importe quel groupe musculaire, mais il touche principalement les muscles du tronc et des membres.
Voici une vidéo relatant ces faits :
Les symptômes peuvent varier en intensité et en fréquence, mais ils sont généralement déclenchés par le stress, le bruit, le toucher ou les mouvements. Le syndrome de l’homme raide peut entraîner des douleurs, des difficultés à marcher, à se pencher ou à se lever, ainsi qu’un risque accru de chutes et de fractures. Il n’existe pas de traitement curatif pour le syndrome de l’homme raide, mais il existe des médicaments qui peuvent soulager les symptômes et améliorer la fonction musculaire.
Comment Céline Dion vit-elle avec sa maladie ?
Céline Dion a révélé qu’elle avait été diagnostiquée avec le syndrome de l’homme raide en 2019, après avoir ressenti des douleurs et des spasmes dans son dos et ses jambes. Elle a confié qu’elle avait dû adapter son mode de vie et sa routine quotidienne pour faire face à sa maladie. Elle a notamment réduit ses activités physiques, modifié son alimentation et suivi une thérapie physique régulière.
Elle a également bénéficié du soutien de sa famille, de ses amis et de ses fans, qu’elle a remerciés pour leur amour et leur compréhension. Céline Dion a affirmé qu’elle restait positive et optimiste malgré les difficultés. Elle a déclaré qu’elle espérait pouvoir reprendre sa tournée européenne dès que possible et qu’elle avait hâte de retrouver son public.
Source : Unsplash
Quelles sont les réactions du monde artistique ?
L’annonce de Céline Dion a suscité une vague d’émotion et de solidarité dans le monde artistique. De nombreux artistes ont exprimé leur soutien et leur admiration pour la chanteuse sur les réseaux sociaux. Parmi eux, on peut citer Lara Fabian, Garou, Patrick Bruel, Jean-Jacques Goldman ou encore Adele.
Ces derniers ont salué le courage, la force et le talent de Céline Dion, qui a su traverser plusieurs épreuves dans sa vie, comme la mort de son mari René Angélil en 2016 ou le cancer de son frère Daniel la même année. Ils ont également souhaité à Céline Dion un prompt rétablissement et ont espéré la revoir bientôt sur scène.
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