Uncategorized
Clubs de femmes : ces réseaux qui transforment les carrières et multiplient les opportunités
Published
2 mois agoon
Longtemps considérés comme des cercles confidentiels ou des espaces de sociabilité, les clubs de femmes ont profondément évolué. Aujourd’hui, ils constituent de véritables plateformes d’influence, de développement professionnel et d’accès à des opportunités. Dans un monde du travail encore marqué par des inégalités structurelles, ces réseaux féminins jouent un rôle croissant dans l’accélération des trajectoires de carrière.
Plus qu’un simple lieu de rencontre, un club de femmes bien structuré fonctionne comme un accélérateur de connexions. Il permet à ses membres de sortir de leur cercle habituel, de croiser des profils variés et d’accéder à des opportunités qui restent souvent invisibles dans les réseaux mixtes traditionnels.
Un phénomène qui s’est structuré et professionnalisé

Les clubs de femmes ne sont pas nouveaux. Des organisations comme le Soroptimist ou les associations de femmes cadres existent depuis plusieurs décennies. Ce qui a changé, c’est leur professionnalisation et leur orientation stratégique.
De nombreux clubs se sont transformés en véritables outils de développement professionnel. Ils organisent des rencontres régulières, des ateliers thématiques, des sessions de mentorat et des événements permettant des mises en relation ciblées. Certains clubs ont même développé des programmes d’accompagnement structurés, avec des objectifs clairs en matière de visibilité, de prise de parole ou de développement d’affaires.
Cette évolution répond à un besoin réel : celui de disposer d’espaces où les femmes peuvent échanger librement sur leurs ambitions, leurs difficultés et leurs stratégies, sans les codes parfois contraignants des environnements mixtes.
Pourquoi le réseautage féminin produit des résultats concrets
Le principal atout des clubs de femmes réside dans la qualité et la densité des connexions qu’ils permettent de créer. Dans un réseau féminin, les membres partagent souvent des expériences communes liées à leur parcours professionnel. Cette proximité facilite la confiance et les échanges plus directs.
Les bénéfices les plus fréquemment cités sont les suivants :
- L’accès à des opportunités cachées : de nombreux postes, missions ou partenariats se décident en dehors des circuits officiels. Les clubs de femmes permettent d’y accéder plus facilement.
- Le mentorat et le parrainage : les femmes plus expérimentées peuvent accompagner celles qui sont en phase de progression, un levier particulièrement efficace pour franchir certains plafonds de verre.
- La visibilité : prendre la parole lors d’événements organisés par le club permet de se faire connaître auprès d’un public qualifié.
- Le développement d’affaires : de nombreuses femmes entrepreneures ou dirigeantes trouvent dans ces clubs des clientes, des partenaires ou des fournisseurs.
Ces effets sont d’autant plus puissants que les membres partagent souvent une même volonté de s’entraider et de faire progresser les femmes dans leur ensemble.
Des espaces de parole plus libres et plus stratégiques

L’un des avantages souvent mis en avant par les membres de clubs de femmes est la possibilité de parler plus librement de sujets sensibles : ambition, rémunération, équilibre vie professionnelle et vie personnelle, sexisme au travail ou encore stratégies de négociation.
Dans un environnement exclusivement féminin, les échanges sont souvent plus directs et moins filtrés. Cette liberté de parole permet d’aborder des questions que l’on aborde plus difficilement dans des contextes mixtes, et de bénéficier de retours d’expérience concrets.
De nombreux témoignages soulignent également que ces clubs aident les femmes à mieux se positionner et à oser demander plus, que ce soit en termes de salaire, de responsabilités ou de visibilité.
Un levier particulièrement efficace pour les femmes entrepreneures

Les clubs de femmes constituent également un terrain fertile pour les entrepreneures. Le réseautage y est souvent plus orienté business que dans les réseaux mixtes, où les femmes peuvent parfois se sentir moins à l’aise pour parler de leurs projets.
De nombreuses femmes chefs d’entreprise y trouvent des clientes, des partenaires, des investisseurs ou des conseils opérationnels. Certains clubs organisent même des sessions dédiées à la mise en relation commerciale ou à la présentation de projets.
Cette dimension économique explique pourquoi de plus en plus de clubs de femmes intègrent des formats spécifiquement conçus pour favoriser le développement d’affaires entre leurs membres.
Des clubs aux formats variés
Il existe aujourd’hui une grande diversité de clubs de femmes. Certains sont très sélectifs et fonctionnent sur cooptation, tandis que d’autres sont plus ouverts. Certains se concentrent sur un secteur d’activité précis (finance, tech, santé, industrie), tandis que d’autres sont transversaux.
On trouve également des clubs plus généralistes, des clubs de haut niveau orientés influence, et des structures plus locales ou régionales. Cette variété permet à chaque femme de trouver un réseau correspondant à son profil, à son secteur et à ses objectifs.
Des limites à ne pas négliger
Si les clubs de femmes offrent de réels avantages, ils ne constituent pas une solution miracle. Leur efficacité dépend largement de l’engagement de la membre et de la qualité de l’animation du club. Certains réseaux restent très centrés sur la sociabilité sans produire de résultats concrets en matière de carrière.
Par ailleurs, ces clubs ne remplacent pas les réseaux mixtes. Ils viennent les compléter. Une stratégie de réseautage efficace combine généralement plusieurs types de cercles : réseaux féminins, réseaux sectoriels et réseaux plus larges.
Les clubs de femmes ont dépassé le stade de la simple entraide pour devenir de véritables accélérateurs de carrières et d’opportunités. Dans un contexte professionnel où les réseaux restent encore largement masculins, ces espaces offrent aux femmes des connexions plus accessibles, des échanges plus libres et des opportunités souvent plus concrètes.
Leur force réside dans leur capacité à créer des liens de confiance et de sororité professionnelle, tout en favorisant le développement de projets et de carrières. Pour de nombreuses femmes, ces clubs ne sont plus un simple complément, mais un véritable levier stratégique dans leur parcours.
À mesure que ces réseaux se structurent et se professionnalisent, ils occupent une place de plus en plus importante dans l’écosystème du développement professionnel féminin.
FAQ
Pourquoi les clubs de femmes sont-ils efficaces pour le développement de carrière ?
Parce qu’ils facilitent des connexions de confiance, permettent d’accéder à des opportunités cachées et offrent un espace de parole plus libre sur les enjeux professionnels.
Les clubs de femmes remplacent-ils les réseaux mixtes ?
Non. Ils les complètent. Une stratégie efficace combine généralement plusieurs types de réseaux.
Quels sont les principaux bénéfices des clubs de femmes ?
Le mentorat, la visibilité, le développement d’affaires, l’accès à des opportunités et le partage d’expériences entre femmes.
Tous les clubs de femmes se valent-ils ?
Non. Leur efficacité dépend de leur animation, de leur orientation (business, influence, mentorat) et de l’engagement des membres.
Les clubs de femmes sont-ils réservés aux dirigeantes ?
Non. Il existe des clubs adaptés à tous les niveaux d’expérience et à tous les secteurs d’activité.
You may like
Uncategorized
Derrière les marques marocaines, ces femmes font de la réputation un levier de pouvoir
Published
15 heures agoon
30/07/2026
Elles dirigent des marques, conseillent des entreprises, portent la voix d’institutions, organisent le dialogue avec les médias et naviguent dans l’espace mouvant des réseaux sociaux. Au Maroc, des femmes occupent désormais des positions centrales dans la communication stratégique. Leur rôle ne se limite plus à rendre une marque visible : il consiste à protéger sa crédibilité, à structurer son récit et à lui permettre de rester audible dans une société où l’image se construit en temps réel.
Pendant longtemps, la communication a été réduite à sa dimension la plus visible : une campagne publicitaire, un communiqué de presse, un évènement ou un slogan. Cette lecture est aujourd’hui largement dépassée. La réputation d’une marque se construit dans un ensemble beaucoup plus vaste, où se croisent la qualité réelle des produits, l’expérience client, l’engagement de l’entreprise, ses prises de parole, sa présence numérique et sa capacité à répondre lors d’une crise.
Au Maroc comme ailleurs, les entreprises évoluent dans un environnement où les consommateurs comparent, commentent, interpellent et partagent. Une publicité peut susciter l’adhésion, mais aussi la critique. Un bad buzz peut naître en quelques heures. Une promesse de marque, si elle n’est pas suivie d’effets concrets, se retourne rapidement contre celui qui l’a formulée.
Dans ce contexte, les métiers de la communication, des relations publiques, du marketing d’influence et de la gestion de marque sont devenus des fonctions stratégiques. Ils participent à la direction de l’entreprise, au dialogue avec les parties prenantes et, souvent, à la prévention des risques réputationnels.
Des professionnelles marocaines incarnent cette montée en puissance. Elles interviennent dans les télécommunications, l’industrie, l’agroalimentaire, les services, l’innovation, les institutions publiques ou encore les agences de conseil. Leurs parcours révèlent une évolution plus large : la réputation ne se décrète plus, elle se travaille, se prouve et se défend.
La réputation, bien plus qu’une affaire d’image

Une marque peut être connue sans être appréciée. Elle peut être souvent citée sans inspirer confiance. Elle peut réussir une campagne très visible tout en dégradant sa relation avec ses clients, ses salariés ou ses partenaires.
C’est toute la différence entre la notoriété et la réputation.
La notoriété mesure la capacité d’une marque à être identifiée. La réputation désigne, elle, le jugement porté sur cette marque par ses différents publics. Elle repose sur une perception globale, façonnée dans la durée.
Pour une entreprise, cette réputation dépend notamment :
- de la cohérence entre les promesses et la réalité ;
- de la qualité de l’expérience proposée aux clients ;
- de la transparence des prises de parole ;
- de l’attention portée aux réclamations et aux critiques ;
- de l’attitude de l’entreprise face à une crise ;
- de la qualité de ses relations avec les médias, les partenaires et les institutions ;
- de la manière dont elle traite ses collaborateurs ;
- de son ancrage dans les enjeux sociaux, territoriaux et environnementaux.
Cette réalité explique pourquoi la communication ne peut plus être isolée dans un service chargé de « faire parler » de l’entreprise. Elle doit échanger avec les équipes commerciales, les ressources humaines, la direction générale, les services juridiques, les responsables de la relation client et les opérationnels.
Lorsqu’une marque s’exprime, elle engage en effet davantage qu’un message. Elle engage sa crédibilité.
Des métiers devenus stratégiques dans l’entreprise
La transformation numérique a modifié la manière dont les marques communiquent, mais aussi la vitesse à laquelle elles sont jugées.
Un consommateur insatisfait n’est plus limité à un courrier ou à un appel au service client. Il peut publier une vidéo, interpeller une enseigne sur un réseau social, solliciter une communauté ou relayer un avis défavorable. À l’inverse, une initiative utile, un service efficace ou une réponse humaine et rapide peuvent renforcer durablement l’attachement à une marque.
La communication stratégique doit donc aujourd’hui remplir plusieurs missions simultanément :
- exprimer un positionnement clair ;
- protéger la confiance construite auprès des publics ;
- anticiper les sujets sensibles ;
- écouter les conversations numériques ;
- coordonner les prises de parole ;
- aider l’entreprise à expliquer ses décisions ;
- construire des relations durables avec les médias et les partenaires ;
- accompagner les transformations internes.
Cette évolution est particulièrement visible dans les secteurs où l’attente du public est forte : télécommunications, banque, distribution, énergie, transport, santé, industrie, enseignement supérieur ou grandes marques de consommation.
Dans ces univers, la communication ne consiste plus seulement à choisir une signature de campagne. Elle suppose de connaître les attentes des publics, les réalités opérationnelles, la réglementation, les réseaux d’influence et les enjeux de société.
Au Maroc, un secteur porté par des parcours féminins affirmés

Le secteur marocain de la communication et de l’influence rassemble aujourd’hui des profils issus d’agences, de grands groupes, d’institutions, de médias, de l’enseignement supérieur et de l’entrepreneuriat.
Plusieurs professionnelles se sont imposées dans ces fonctions de pilotage. Un dossier consacré à ces actrices de la communication au Maroc par Consonews met ainsi en avant dix profils exerçant des responsabilités liées à la marque, aux relations publiques, au marketing, à l’influence institutionnelle et à la communication stratégique.
Leur point commun n’est pas d’occuper un secteur unique ni de représenter une même conception de la communication. Certaines travaillent au sein de grands groupes. D’autres ont fondé ou dirigent des agences. D’autres encore interviennent dans l’innovation, l’enseignement supérieur ou le développement territorial.
Cette diversité est importante. Elle montre que la réputation se fabrique à plusieurs endroits : dans le discours d’une marque grand public, dans une relation avec les médias, dans la représentation d’une institution, dans la mise en récit d’un projet industriel ou dans le dialogue entre une entreprise et ses communautés.
Ghita Benazzouz, la marque à l’échelle africaine
Au sein d’OCP Africa, Ghita Benazzouz pilote les enjeux liés à la communication et à la marque. Son rôle illustre l’importance d’une communication pensée dans plusieurs contextes, sur des marchés et auprès de publics qui ne répondent pas tous aux mêmes références culturelles ou économiques.
Dans les groupes implantés sur plusieurs territoires, la réputation ne peut pas être simplement transposée d’un pays à un autre. Une marque doit préserver une identité cohérente tout en tenant compte des réalités locales, des usages, des attentes institutionnelles et des sensibilités propres à chaque marché.
Ce type de fonction place la communication au croisement de la stratégie internationale, de l’engagement territorial et de la construction d’une image de long terme.
Fatime-Zohra Outaghani, l’agence comme laboratoire d’influence
Fondatrice et directrice générale de DPR Group, Fatime-Zohra Outaghani s’inscrit dans un autre modèle : celui de l’entrepreneuriat dans le conseil en communication.
L’agence est un lieu révélateur des transformations du secteur. Elle ne se contente plus de produire des supports ou d’organiser des évènements. Elle accompagne des clients dans des problématiques beaucoup plus larges : positionnement de marque, dialogue avec les médias, communication institutionnelle, gestion de crise, relations avec les communautés et construction de récits capables de durer.
Le développement d’agences dirigées par des femmes participe aussi à renouveler les modèles de leadership dans un univers longtemps très hiérarchisé. La communication y devient un espace de création, mais également de conseil, de médiation et de décision.
Nawal Houti, la communication comme outil de réputation et d’affaires publiques
Avec Brand Factory, Nawal Houti évolue à l’interface entre stratégie de marque, communication d’influence et affaires publiques.
Ce positionnement rappelle une réalité souvent mal comprise : les marques ne s’adressent pas uniquement à des consommateurs. Elles doivent également dialoguer avec des institutions, des partenaires économiques, des collectivités, des associations, des médias et des acteurs de leur secteur.
Dans ce cadre, la réputation repose aussi sur la capacité à expliquer un modèle économique, un projet d’investissement, une évolution réglementaire ou une transformation sectorielle. L’enjeu est de prendre part à une conversation publique sans la réduire à une logique de communication opportuniste.
Khadija Idrissi Janati, le lien essentiel avec les médias
La relation presse conserve une place décisive, y compris dans un univers dominé par les plateformes numériques. Khadija Idrissi Janati, à la tête de Tn’Koffee, intervient dans ce domaine où l’exigence de crédibilité reste particulièrement forte.
Les journalistes ne sont pas des relais publicitaires. Ils vérifient, interrogent, contextualisent et, parfois, critiquent. Une relation presse solide ne repose donc ni sur le volume des communiqués envoyés ni sur l’intensité des relances. Elle repose sur la qualité des informations transmises, la fiabilité des interlocuteurs et la capacité à respecter le travail éditorial.
Pour une marque, entretenir une relation constructive avec les médias implique de savoir communiquer lorsque tout va bien, mais aussi de rester disponible quand une difficulté survient. La confiance se construit plus facilement avant une crise qu’au moment où il faut répondre dans l’urgence.
Nadia Rahim Guérin, la marque au cœur d’un secteur exposé

Dans les télécommunications, la communication est particulièrement sensible. Les clients attendent de la qualité de service, des offres compréhensibles, une assistance accessible et une réponse rapide lorsqu’un problème apparaît.
En tant que directrice de la marque et de la communication, membre du comité exécutif d’inwi selon le dossier de Consonews, Nadia Rahim Guérin évolue dans un secteur où l’image est directement liée à l’expérience vécue par les utilisateurs.
Cette situation rappelle un point central : une marque ne maîtrise pas entièrement sa réputation. Elle peut définir son message, mais ce sont aussi les clients qui racontent leur expérience, comparent les offres et jugent la cohérence entre les promesses publicitaires et la réalité du service.
Le rôle de la communication consiste alors à organiser un dialogue crédible, à rendre la marque lisible et à éviter le décalage entre ce qui est annoncé et ce qui est perçu.
La communication d’influence ne se confond pas avec l’influence commerciale
Le mot « influence » est fréquemment associé aux créateurs de contenus et aux partenariats de marques sur les réseaux sociaux. Cette dimension existe et prend de l’ampleur. Mais l’influence, au sens stratégique, recouvre un champ bien plus vaste.
Elle désigne la capacité d’une organisation à faire comprendre son action, à construire des alliances, à contribuer à un débat, à défendre une expertise ou à gagner la confiance de ses interlocuteurs.
Dans une entreprise, l’influence peut passer par :
- la qualité du dialogue institutionnel ;
- la participation à des évènements professionnels ;
- la publication d’études ou de prises de position ;
- la mobilisation de communautés professionnelles ;
- la relation avec les médias ;
- la valorisation d’une expertise technique ;
- le partenariat avec des associations, universités ou acteurs territoriaux ;
- la cohérence entre les engagements affichés et les résultats réels.
Les créateurs de contenus peuvent contribuer à une stratégie de marque. Mais ils ne remplacent pas une politique de réputation. Un partenariat ponctuel ne compensera pas une expérience client dégradée, une communication opaque ou une promesse qui ne tient pas.
La question essentielle n’est donc pas seulement : « Qui peut parler de la marque ? » Elle est aussi : « Qu’est-ce que la marque a réellement à dire, à démontrer et à assumer ? »
Les réseaux sociaux ont déplacé les règles du jeu
Les réseaux sociaux ont réduit la distance entre les marques et leurs publics. Cette proximité peut être un atout, mais elle exige une attention constante.
Une publication maladroite, une réponse automatisée ou un silence prolongé peuvent alimenter une critique. À l’inverse, une prise de parole utile, une réponse claire ou la reconnaissance d’une erreur peuvent protéger la confiance.
Pour les équipes de communication, cela implique d’organiser une veille sérieuse. Il ne s’agit pas de surveiller chaque commentaire de manière anxieuse, mais de repérer les signaux qui méritent une réponse : incompréhension répétée, problème de qualité, rumeur, question réglementaire, accusation, incident ou mécontentement qui prend de l’ampleur.
Une stratégie numérique crédible repose sur plusieurs principes :
- définir un ton cohérent avec la marque ;
- répondre avec précision, sans promettre ce qui ne peut être tenu ;
- distinguer les critiques constructives des provocations ;
- éviter de supprimer ou d’ignorer systématiquement les remarques légitimes ;
- orienter les clients vers des interlocuteurs capables de résoudre les problèmes ;
- formaliser une procédure de crise ;
- mesurer la qualité de la relation, pas seulement le nombre d’abonnés.
Cette dernière distinction est essentielle. Une marque peut avoir une audience importante tout en suscitant peu de confiance. Les indicateurs de visibilité ne remplacent pas les indicateurs de relation.
Quand la représentation des femmes devient un enjeu de réputation
Le rôle des femmes dans la communication des marques ne peut être dissocié d’une autre question : celle de leur représentation dans la publicité, les contenus et les prises de parole d’entreprise.
Les marques ont longtemps eu tendance à mobiliser des figures féminines stéréotypées, souvent réduites à certains rôles sociaux ou à une vision étroite de la réussite, de la beauté ou de la vie familiale. Or, une communication qui ne reflète pas la diversité des parcours peut apparaître déconnectée de la réalité.
Le dossier de Consonews consacré à la manière dont la publicité représente les femmes marocaines souligne que les récits publicitaires restent un terrain de vigilance.
Pour les marques, l’enjeu n’est pas d’adopter une représentation superficiellement valorisante à l’occasion d’une campagne. Il consiste à interroger la cohérence entre le discours, les images utilisées, la place accordée aux femmes dans l’entreprise, les choix de recrutement, l’accès aux responsabilités et la réalité des produits ou services proposés.
La réputation se fragilise rapidement lorsqu’une marque affiche des engagements qu’elle ne traduit pas dans ses pratiques. Le public est de plus en plus attentif à ce décalage.
La gestion de crise : l’épreuve de vérité pour une marque
Aucune organisation n’est totalement à l’abri d’une crise. Elle peut être liée à une défaillance de produit, une difficulté de service, un accident, une rumeur, une polémique, une contestation sociale ou une campagne hostile en ligne.
La question n’est pas de savoir si une entreprise communiquera en cas de crise. Elle est de savoir si elle sera prête à le faire avec sérieux.
Une gestion de crise efficace suppose généralement :
- Des faits vérifiés.
Réagir vite ne signifie pas spéculer. Une entreprise doit d’abord savoir ce qui s’est passé, ce qui est confirmé et ce qui reste à établir. - Une parole identifiée.
Les équipes internes doivent savoir qui parle, au nom de qui et dans quel cadre. Les contradictions publiques nourrissent la défiance. - Une écoute des personnes concernées.
Une réponse purement défensive peut aggraver la situation. Les clients, salariés, partenaires ou riverains touchés par un incident attendent d’abord des explications et des solutions. - Des engagements réalistes.
Promettre une résolution immédiate sans pouvoir la garantir crée une seconde crise. Il vaut mieux annoncer ce qui peut être fait, dans quels délais et avec quel suivi. - Un retour d’expérience.
Une fois l’urgence passée, l’organisation doit comprendre les causes de la crise et ajuster ses pratiques. La réputation se reconstruit par les actes, pas seulement par un message de clôture.
Les femmes qui pilotent la communication dans les grandes entreprises, les institutions ou les agences sont donc souvent confrontées à cette responsabilité : faire circuler une parole claire dans des moments où la confiance peut se perdre très vite.
Les limites d’une communication uniquement fondée sur le récit
La communication peut donner de la cohérence à une stratégie. Elle peut rendre une marque plus accessible, expliquer un projet complexe ou mettre en valeur un savoir-faire. Mais elle ne peut pas durablement masquer une réalité défaillante.
C’est particulièrement vrai face à trois risques.
Le premier est le purpose washing, lorsqu’une entreprise s’approprie une cause sociale ou environnementale sans traduire cet engagement dans ses pratiques.
Le deuxième est le greenwashing, lorsque des arguments écologiques sont utilisés de manière excessive, imprécise ou trompeuse.
Le troisième est le féminisme de façade, lorsqu’une marque célèbre les femmes dans sa publicité sans interroger réellement ses propres pratiques de gouvernance, de management ou d’égalité professionnelle.
Ces stratégies peuvent produire un effet de visibilité à court terme. Mais elles exposent l’entreprise à une critique plus forte si le public constate que le message ne correspond pas à la réalité.
La meilleure communication reste donc une communication appuyée sur des preuves : résultats, initiatives documentées, engagements suivis, paroles de collaborateurs, informations vérifiables et capacité à reconnaître les progrès restant à accomplir.
À retenir
- La réputation d’une marque dépasse largement sa publicité : elle dépend de l’expérience client, de la qualité du dialogue, de la transparence et de la cohérence entre les promesses et les actes.
- Au Maroc, des femmes dirigent ou incarnent des fonctions stratégiques de communication, de marque, d’affaires publiques et de relations presse dans des secteurs variés.
- Leur rôle consiste autant à construire la visibilité d’une organisation qu’à protéger sa crédibilité, notamment dans les périodes sensibles.
- Les réseaux sociaux ont accéléré le jugement porté sur les marques, sans remplacer la nécessité d’un travail de fond sur la qualité de service et la confiance.
- L’influence stratégique ne se limite pas aux collaborations avec des créateurs de contenus : elle concerne aussi les médias, les institutions, les territoires et les communautés professionnelles.
- Une communication forte ne peut pas durablement compenser une promesse non tenue ou des engagements purement déclaratifs.
FAQ
Qu’est-ce que la réputation d’une marque ?
La réputation correspond à la perception globale d’une entreprise ou d’une marque par ses clients, ses salariés, ses partenaires, les médias et le grand public. Elle se construit dans le temps à travers les produits, les services, les prises de parole et les comportements de l’organisation.
Quelle est la différence entre communication et réputation ?
La communication désigne les messages et les canaux utilisés par une entreprise pour s’exprimer. La réputation est le résultat de la manière dont ces messages, mais aussi les actes de l’entreprise, sont perçus par ses différents publics.
Pourquoi les réseaux sociaux sont-ils importants pour les marques ?
Ils permettent une expression directe et rapide des consommateurs. Ils constituent à la fois un espace de dialogue, de recommandation et de critique. Une marque doit y être présente avec une ligne claire, des réponses utiles et une capacité à gérer les situations sensibles.
Les influenceurs suffisent-ils à améliorer l’image d’une marque ?
Non. Les créateurs de contenus peuvent contribuer à la visibilité d’une campagne ou d’un produit. Ils ne remplacent ni une bonne expérience client, ni un service fiable, ni une communication transparente. La réputation repose sur une cohérence globale.
Comment une entreprise peut-elle mieux protéger sa réputation ?
Elle doit définir des engagements réalistes, écouter ses publics, répondre aux problèmes, former ses équipes, surveiller les signaux faibles, préparer une procédure de crise et communiquer avec des faits vérifiables.
La communication n’est plus la dernière étape d’une stratégie de marque. Elle en est devenue l’un des révélateurs les plus précis. Elle montre ce que l’entreprise choisit de dire, mais aussi ce qu’elle est réellement capable d’assumer lorsque ses clients, ses partenaires ou la société lui demandent des comptes.
Au Maroc, les femmes qui occupent des fonctions de premier plan dans la communication, le marketing, les relations publiques et l’influence institutionnelle participent à cette évolution. Elles ne façonnent pas seulement la visibilité des marques : elles contribuent à construire les conditions de leur confiance.
Dans un environnement saturé de messages, leur responsabilité est d’autant plus forte. Faire émerger une marque est une chose. Lui permettre de rester crédible en est une autre.
Uncategorized
La mer nous apaise-t-elle vraiment, ou sait-elle simplement nous faire ralentir ?
Published
2 semaines agoon
20/07/2026
Face à l’horizon, le rythme semble se calmer. La marche devient plus facile, le téléphone moins urgent, les conversations plus longues. Ce sentiment largement partagé n’est pas qu’une impression de vacances : plusieurs travaux associent les environnements côtiers à un meilleur bien-être. Mais la mer n’a rien d’un remède miracle. Ses effets tiennent surtout à ce qu’elle rend possible : bouger, respirer, contempler, rencontrer et décrocher des contraintes ordinaires.
Il suffit parfois de quelques minutes sur une digue, d’une promenade sur le sable ou du bruit régulier des vagues pour éprouver un apaisement difficile à expliquer. La mer attire, calme et remet à distance le quotidien. Cette sensation est suffisamment commune pour avoir nourri une idée tenace : le bord de mer ferait nécessairement du bien à la santé.
La recherche invite à prendre cette intuition au sérieux, tout en évitant les raccourcis. Des études menées sur les « espaces bleus » — mers, lacs, rivières ou canaux — montrent qu’une proximité avec les environnements aquatiques est souvent associée à une meilleure santé perçue et à un meilleur équilibre psychologique. Mais une association n’est pas une preuve de causalité directe. Vivre ou séjourner près de la côte ne protège pas mécaniquement du stress, de la dépression ou des maladies chroniques.
La force de la mer réside moins dans une hypothétique « cure d’embruns » que dans un ensemble d’expériences concrètes : davantage d’activité physique, une exposition à la lumière naturelle, un paysage qui mobilise l’attention sans la saturer, des moments partagés et une rupture avec les sollicitations incessantes. Autrement dit, ce qui ressource n’est pas seulement l’eau salée : c’est aussi le temps et l’espace que le littoral ouvre.
La mer, un « espace bleu » qui favorise le bien-être

La notion d’espace bleu désigne les environnements où l’eau est présente de façon visible et accessible : littoraux, plages, ports, rivières, lacs ou étangs. Elle s’inscrit dans le prolongement des recherches sur les espaces verts, qui étudient depuis longtemps les liens entre nature, activité physique et santé mentale.
Le bord de mer possède toutefois une singularité. Il combine un vaste paysage, une ligne d’horizon dégagée, des sons répétitifs, des changements de lumière, des odeurs et une météo perceptible. Cette richesse sensorielle peut produire un effet de déconnexion : le regard n’est plus happé par des notifications, des écrans, des panneaux ou des tâches à accomplir, mais par un environnement mouvant et non menaçant.
Une étude qualitative publiée en 2022 dans la revue Frontiers in Psychology s’est intéressée aux émotions ressenties au bord de la mer. Les participants y associaient notamment la côte à l’émerveillement, à la paix, à la liberté et au sentiment de prendre du recul. Les auteurs parlent de « paysage thérapeutique » pour décrire un lieu dont les dimensions physiques, sociales et émotionnelles peuvent soutenir le bien-être, sans pour autant en faire un traitement médical. L’étude est citée dans une synthèse de La Provence.
Cette précision est importante. La mer ne soigne pas à elle seule une anxiété sévère, un épuisement professionnel ou un trouble dépressif. En revanche, elle peut constituer un cadre favorable à des comportements qui protègent la santé : marcher, nager, échanger, dormir davantage ou retrouver une attention moins dispersée.
Ce que le bord de mer change dans notre rapport au temps
L’un des premiers effets du littoral tient peut-être à son rythme. Les vagues suivent une cadence régulière. Les marées imposent leur propre horaire. Le vent, la lumière et la météo se rappellent constamment à nous. Dans un quotidien organisé par les agendas, les messageries et l’urgence, ce changement de tempo peut être précieux.
La psychologie environnementale s’intéresse depuis plusieurs décennies à la manière dont certains paysages facilitent la récupération mentale. Un environnement restaurateur est un lieu qui permet de reposer l’attention volontaire, celle que nous mobilisons pour travailler, conduire, répondre, décider ou surveiller.
Le paysage marin offre souvent ce que les chercheurs appellent une fascination douce : il capte l’attention sans l’exiger. Regarder le mouvement des vagues, suivre un voilier ou observer les reflets de la lumière suffit à occuper l’esprit, sans lui demander d’effort particulier. Cette attention plus souple peut aider à faire baisser la sensation de surcharge mentale.
Il ne s’agit pas de prétendre que le bruit des vagues possède une propriété universelle ou qu’il agit de la même manière sur chacun. Certaines personnes peuvent au contraire être gênées par le vent, le monde, la chaleur ou l’immensité de l’océan. Mais pour beaucoup, le littoral permet une forme de disponibilité mentale devenue rare : ne rien avoir à produire, tout en ayant quelque chose à regarder.
Marcher, nager, bouger : le bénéfice le plus solide

La mer fait souvent bouger davantage. C’est probablement l’un des mécanismes les plus concrets et les mieux établis pour expliquer son effet positif sur le bien-être.
Sur un littoral, la marche s’impose facilement. On suit une plage, une promenade, un sentier côtier ou un quai. Les activités physiques prennent parfois une dimension de loisir plutôt que d’obligation : baignade, longe-côte, surf, voile, paddle ou simple marche dans l’eau. Cette association entre mouvement, plaisir et paysage peut rendre l’activité plus régulière et plus accessible.
L’activité physique agit à plusieurs niveaux : elle contribue à la santé cardiovasculaire, au maintien musculaire, à la qualité du sommeil et à la régulation de l’humeur. Elle n’a pas besoin d’être intense pour être utile. Une marche à un rythme adapté, répétée régulièrement, peut déjà représenter un repère important dans une semaine chargée.
La plage ajoute une contrainte particulière : le sable meuble sollicite davantage l’équilibre et certains muscles que le bitume. Mais il convient de garder une approche raisonnable. Marcher pieds nus sur le sable n’est pas adapté à toutes les situations, notamment en cas de douleurs plantaires, de troubles de l’équilibre, de diabète avec atteinte des pieds ou de fragilité articulaire. Le terrain peut également devenir instable et augmenter le risque de chute.
Pour une personne peu active, le meilleur bénéfice est souvent le plus simple : choisir un itinéraire court, porter des chaussures adaptées si nécessaire, éviter les heures de forte chaleur et privilégier la régularité à la performance.
Une lumière naturelle qui aide à remettre les pendules à l’heure
Passer du temps à l’extérieur, près de la mer comme ailleurs, augmente l’exposition à la lumière naturelle. Celle-ci joue un rôle important dans la synchronisation de notre horloge biologique, c’est-à-dire dans l’alternance entre éveil et sommeil.
Le matin, la lumière du jour contribue à signaler à l’organisme que la journée commence. Une sortie matinale peut ainsi aider certaines personnes à retrouver des rythmes plus réguliers, surtout lorsqu’elles vivent ou travaillent principalement en intérieur. Or un sommeil de meilleure qualité peut, à son tour, soutenir l’humeur, la vigilance et la récupération.
La mer n’a pas l’exclusivité de cet effet. Un parc, un jardin, une forêt ou une simple marche en ville à la lumière du jour peuvent jouer un rôle comparable. Mais un séjour au bord de l’eau favorise souvent le temps passé dehors, parce que le paysage invite plus naturellement à sortir.
Cette exposition doit toutefois rester compatible avec la prévention solaire. Le bien-être ne justifie pas les coups de soleil ni les expositions prolongées aux heures les plus chaudes. Chapeau, lunettes, vêtements couvrants, recherche d’ombre et protection solaire adaptée restent indispensables, particulièrement chez les enfants et les personnes à peau claire.
Le bruit des vagues, l’horizon et le sentiment d’émerveillement

Pourquoi le spectacle de la mer produit-il si souvent un sentiment de calme ? Plusieurs pistes se croisent.
D’abord, l’horizon ouvre le champ visuel. Dans les environnements urbains, le regard est fréquemment arrêté par des façades, des véhicules, des écrans ou des flux de passants. Face à la mer, il peut se poser loin. Cette perception d’espace peut donner une impression de liberté ou de distance avec les préoccupations du moment.
Ensuite, les sons naturels créent un fond sonore différent des bruits urbains. Le ressac est répétitif, mais jamais parfaitement identique. Pour certaines personnes, cette régularité aide à se concentrer, à lire ou à laisser passer les pensées sans s’y accrocher. Il serait néanmoins excessif d’y voir une thérapie sonore automatique : l’effet dépend du contexte, de la sensibilité individuelle et de l’état émotionnel de chacun.
Enfin, la mer peut susciter de l’émerveillement. Cette émotion apparaît lorsqu’un paysage ou une expérience semble plus vaste que nos repères habituels. Elle peut relativiser les tracas, sans les effacer. Elle invite parfois à ralentir, à observer et à éprouver une forme de gratitude ou d’humilité.
Ce n’est pas un détail décoratif. Dans une vie quotidienne marquée par la pression de l’efficacité, éprouver régulièrement des émotions positives et contemplatives peut constituer une ressource psychologique réelle.
À retenir : la mer ne « guérit » pas le stress par elle-même. Elle crée un environnement qui facilite l’activité physique, l’exposition à la lumière, l’attention apaisée, les interactions sociales et la prise de distance avec les sollicitations du quotidien.
Le rôle souvent sous-estimé des relations sociales
On va rarement à la mer sans raison. On y part en vacances, on y retrouve des proches, on y emmène des enfants, on y marche avec un ami ou l’on y partage un repas. Le bien-être associé au littoral vient donc aussi de ces moments sociaux.
Les promenades, les baignades et les activités de plage se prêtent à des échanges peu formels. On parle en marchant, on observe ensemble, on prend le temps. Ce sont des interactions parfois ordinaires, mais elles participent au sentiment d’appartenance et au soutien social, deux éléments importants de la santé mentale.
Le littoral peut aussi être un lieu de sociabilité spontanée : conversations entre promeneurs, pratique collective du longe-côte, clubs nautiques, marchés, cafés de plage ou initiatives locales. Là encore, il faut éviter de généraliser. Certains rivages très touristiques peuvent être bruyants, coûteux et fatigants. La densité de fréquentation, les difficultés de stationnement ou le sentiment de ne pas être à sa place peuvent annuler le bénéfice recherché.
Le bon environnement n’est pas nécessairement le plus spectaculaire. Pour se ressourcer, une petite plage hors saison, un chemin côtier calme ou un port accessible à pied peuvent être plus favorables qu’une journée entière dans une station surpeuplée.
Les embruns et l’air marin : attention aux promesses excessives
L’air marin jouit d’une réputation de pureté et de vitalité. Il est souvent présenté comme chargé d’iode, d’ions négatifs ou de minéraux capables de « recharger » l’organisme. Ces affirmations méritent d’être nuancées.
Oui, la qualité de l’air peut être meilleure dans certains secteurs côtiers éloignés des axes routiers, des installations industrielles et des grands centres urbains. Oui, l’air du bord de mer peut sembler plus frais ou plus agréable à respirer. Mais il n’existe pas de preuve solide qu’une promenade sur la plage corrige des carences minérales, « détoxifie » les poumons ou stimule directement l’immunité.
L’iode est indispensable au fonctionnement de la thyroïde, mais l’organisme l’obtient principalement par l’alimentation, notamment via le sel iodé, certains produits de la mer et d’autres aliments. Respirer l’air marin n’est pas un traitement d’une carence iodée. De même, les « ions négatifs » sont souvent invoqués dans les discours de bien-être, sans que leurs effets cliniques soient établis avec la certitude parfois suggérée.
Le message utile est plus simple : si l’air extérieur est agréable, si l’environnement encourage la marche et si l’on prend le temps de respirer plus calmement, le ressenti peut être très positif. Il n’est pas nécessaire de lui attribuer des propriétés médicales non démontrées.
L’eau de mer et la peau : plaisir de baignade, précautions indispensables

Nager en mer peut être une activité physique complète, particulièrement intéressante parce que l’eau soutient une partie du poids du corps. Les personnes qui supportent mal les impacts de la course ou de certains exercices terrestres peuvent y trouver une alternative douce pour les articulations.
L’eau salée peut également donner une impression de peau plus lisse ou plus nette. Mais elle peut aussi irriter, notamment en cas de peau sèche, d’eczéma, de plaie ou de dermatose. Le sel, le sable, le soleil et le vent forment un mélange parfois desséchant.
Après la baignade, mieux vaut se rincer à l’eau douce et appliquer un soin hydratant si la peau tiraille. Les personnes ayant une maladie de peau, une plaie ouverte, une infection, une fragilité immunitaire ou un traitement particulier devraient demander conseil à un professionnel de santé avant de compter sur les bains de mer.
La baignade doit aussi être envisagée comme une activité à risque potentiel : courants, vagues, marées, hydrocution, méduses, qualité de l’eau et fatigue peuvent transformer un moment de détente en situation dangereuse. Se baigner dans les zones surveillées, respecter les drapeaux, ne pas surestimer ses capacités et éviter l’alcool avant d’entrer dans l’eau restent des réflexes essentiels.
La mer ne doit pas devenir une injonction au bonheur
Le récit du séjour marin réparateur peut parfois mettre une pression inutile. Tout le monde ne dispose pas du temps, des moyens financiers, de la mobilité ou de la proximité géographique nécessaires pour partir au bord de la mer. Et tout le monde ne s’y sent pas bien.
La thalassophobie, la peur de l’eau, le mal des transports, l’anxiété face aux vagues, la foule ou les souvenirs difficiles peuvent rendre l’expérience inconfortable. Il n’existe aucune obligation à aimer l’océan pour prendre soin de soi.
L’idée à retenir est plus large : nous avons besoin de lieux qui nous permettent de sortir du rythme habituel, de bouger et de nous reconnecter à notre environnement. Pour certaines personnes, ce sera le bord de mer. Pour d’autres, un jardin public, une rivière, un bois, un balcon végétalisé ou une balade dans un quartier calme.
L’essentiel est de repérer ce qui procure une sensation de sécurité, de présence et de respiration mentale. La mer est une possibilité parmi d’autres, particulièrement puissante parce qu’elle combine plusieurs leviers de bien-être dans un même paysage.
Comment profiter du littoral sans chercher la performance
Pour faire de la mer un véritable temps de récupération, quelques repères simples peuvent aider :
- privilégier une marche tranquille, sans objectif de distance ou de vitesse ;
- laisser le téléphone hors de portée pendant une partie de la promenade ;
- choisir des horaires moins chargés et moins chauds ;
- observer consciemment un élément du paysage : les vagues, les oiseaux, la lumière ou les marées ;
- prévoir de l’eau, une protection solaire et des vêtements adaptés au vent ;
- respecter ses limites physiques, surtout pour la baignade ou les sports nautiques ;
- considérer l’expérience comme un moment de plaisir, non comme une obligation de « bien-être ».
Cette approche évite deux écueils : transformer la détente en programme de performance, ou croire que quelques jours face à l’océan suffiront à résoudre un mal-être profond. En cas de souffrance psychologique persistante, de troubles du sommeil durables, d’anxiété envahissante ou d’épuisement, la consultation d’un médecin ou d’un professionnel de santé mentale reste indiquée.
FAQ : les bienfaits de la mer sur le corps et l’esprit
La mer réduit-elle réellement le stress ?
Elle peut contribuer à réduire le stress ressenti, notamment parce qu’elle favorise la marche, les pauses, l’exposition à la lumière naturelle, la contemplation et les moments sociaux. Mais elle ne constitue pas un traitement médical du stress chronique, de l’anxiété ou de la dépression.
Pourquoi le bruit des vagues est-il apaisant ?
Le bruit des vagues est régulier, naturel et peu exigeant pour l’attention. Chez certaines personnes, il favorise une sensation de calme et aide à prendre de la distance avec les pensées envahissantes. Son effet varie toutefois selon les individus et le contexte.
L’air marin est-il meilleur pour les poumons ?
Dans certaines zones côtières, l’air peut être moins exposé à certaines pollutions urbaines. En revanche, les promesses selon lesquelles il réparerait les poumons, renforcerait automatiquement l’immunité ou corrigerait des carences ne sont pas solidement démontrées.
Marcher sur le sable est-il bon pour la santé ?
La marche sur le sable peut solliciter l’équilibre et les muscles différemment d’un sol dur. Elle doit cependant être adaptée à sa condition physique : le sable meuble peut fatiguer davantage et augmenter le risque de douleur ou de chute chez certaines personnes.
Peut-on se baigner en mer avec une maladie de peau ?
Cela dépend de la pathologie, de l’état de la peau et de la qualité de l’eau. Le sel peut être bien toléré par certaines personnes, mais irriter une peau lésée ou très sèche. En cas de dermatose, de plaie ou de traitement médical, il est préférable de demander conseil à un professionnel de santé.
La mer nous ressource moins par magie que par accumulation. Elle nous fait marcher, sortir, lever les yeux, entendre autre chose que le bruit du quotidien, partager du temps et accepter de ne rien faire pendant quelques instants. Sa valeur tient à cet ensemble : un paysage qui apaise l’attention, un espace qui invite au mouvement et un rythme qui ne se laisse pas entièrement dicter par nos agendas.
Les recherches sur les environnements côtiers confortent cette intuition, sans autoriser les promesses de guérison facile. Le littoral peut devenir une ressource précieuse pour le bien-être, à condition de le vivre à son rythme, de respecter les règles de sécurité et de ne pas confondre sensation réparatrice et réponse médicale à un problème de santé. C’est peut-être là son plus grand bénéfice : nous rappeler que le repos n’est pas une absence d’activité, mais une autre manière d’habiter son temps.
Uncategorized
De la compétition au business : pourquoi les sportives de haut niveau sont les nouvelles stars de l’entrepreneuriat
Published
4 semaines agoon
06/07/2026
Pendant longtemps, la reconversion des athlètes a été perçue comme un saut dans l’inconnu, une transition délicate entre la lumière des stades et l’ombre des bureaux. Pourtant, en 2026, un phénomène majeur redessine le paysage économique mondial : l’ascension fulgurante des femmes sportives dans le monde des affaires. Qu’elles soient encore en activité ou retraitées des terrains, ces femmes ne se contentent plus de prêter leur image à des marques ; elles créent, dirigent et investissent dans des entreprises à forte croissance.
De Serena Williams à Naomi Osaka, en passant par des figures françaises comme Clarisse Agbegnenou ou Amandine Henry, ces championnes utilisent les codes de la haute performance pour disrupter des secteurs comme la tech, la santé, le luxe et le capital-risque.
Cette transition du terrain à la salle de conseil (boardroom) n’est pas un hasard. Elle repose sur une transférabilité exceptionnelle de compétences acquises dans la souffrance et la discipline du sport de haut niveau.
L’ADN de l’athlète : un levier de performance en entreprise

Ce qui fait d’une sportive une excellente femme d’affaires réside dans son rapport à l’échec et à l’objectif. Le sport de haut niveau est une école de la résilience où l’on apprend à analyser une défaite pour en faire le socle d’une victoire future. En entrepreneuriat, cette capacité de “pivot” est la clé du succès.
Les psychologues du travail et les analystes du World Economic Forum soulignent souvent que les soft skills développées durant une carrière sportive — esprit d’équipe, gestion du stress extrême, discipline chirurgicale et leadership — sont précisément celles que les entreprises recherchent aujourd’hui pour naviguer dans un monde incertain.
Pour une sportive, le “business plan” est le prolongement naturel du programme d’entraînement. La rigueur nécessaire pour gagner un Grand Chelem ou une médaille olympique se traduit par une gestion rigoureuse des indicateurs de performance (KPIs) en entreprise.
De l’image de marque à l’investissement stratégique

La véritable révolution réside dans le passage du statut d’égérie à celui d’actionnaire. Autrefois, les sportives signaient des contrats de sponsoring passifs. Aujourd’hui, elles exigent des parts au capital (equity) ou lancent leurs propres fonds.
Serena Williams, via sa structure Serena Ventures, a investi dans plus de 60 entreprises, en mettant l’accent sur la diversité et les fondateurs issus de minorités. De son côté, la joueuse de tennis Naomi Osaka a cofondé sa propre agence de management, Evolve, ainsi qu’une marque de soins pour la peau, prouvant que les athlètes veulent désormais posséder les structures qui les entourent.
En France, cette tendance s’accélère également. La judokate Clarisse Agbegnenou, par exemple, s’implique fortement dans des projets liés à la maternité des sportives et à l’entrepreneuriat social, montrant que les valeurs sportives irriguent directement leurs choix de business.
Le sport féminin comme marché à haute rentabilité

Les sportives investissent aussi là où elles connaissent le mieux les besoins : le marché du sport féminin lui-même. Pendant des décennies, ce secteur a été sous-financé car perçu comme moins rentable. L’histoire prouve aujourd’hui le contraire.
La création de clubs comme l’Angel City FC aux États-Unis, cofondé par l’actrice Natalie Portman et d’anciennes joueuses de l’équipe nationale américaine, a démontré qu’il existait une demande massive pour le sport féminin lorsqu’il est géré comme une marque moderne et inclusive.
Le site officiel de l’organisation internationale de la santé et du sport, Olympics.com, met régulièrement en avant ces parcours de femmes qui, après avoir brisé des plafonds de verre sur les pistes, s’attaquent à ceux de la finance.
Les obstacles persistants : accès au capital et légitimité
Malgré cette réussite, le chemin n’est pas sans embûches. Les femmes entrepreneures, sportives ou non, font face à des difficultés d’accès au financement bien plus marquées que leurs homologues masculins.
- Le biais de genre : Les investisseurs (majoritairement masculins) ont parfois du mal à percevoir le potentiel des marchés adressés par les femmes.
- Le syndrome de l’imposteur : Passer du statut de “physique” à “cerveau du business” demande une lutte constante pour la légitimité.
- Le timing : Gérer une entreprise tout en s’entraînant pour les prochains Jeux Olympiques demande une logistique sans faille.
Cependant, ces obstacles sont perçus par ces femmes comme de nouveaux défis à relever, avec le même esprit combatif qui les a portées sur les podiums.
Un modèle pour les générations futures
L’impact de cet essor dépasse le cadre purement financier. En devenant des figures de proue du business, les sportives changent les représentations. Elles prouvent aux jeunes filles que l’ambition ne doit pas se limiter à une seule carrière.
On peut être mère, championne olympique, et PDG d’une startup technologique. Cette polyvalence devient la nouvelle norme. La fondation Women’s Sports Foundation travaille activement sur ces sujets de mentorat pour aider les jeunes athlètes à préparer leurs dossiers de création d’entreprise et à constituer leur réseau professionnel dès le début de leur carrière sportive.
L’ascension des femmes sportives dans les affaires marque la fin de l’ère de l’athlète unidimensionnelle. En 2026, elles sont devenues des actrices incontournables de l’économie, apportant avec elles une vision du management basée sur l’authenticité et la performance durable.
Leur réussite prouve que les terrains de sport sont les meilleurs incubateurs de talents entrepreneuriaux. En investissant, en créant et en dirigeant, ces femmes ne font pas que sécuriser leur avenir ; elles ouvrent une voie royale pour que les prochaines générations de championnes voient le monde des affaires non pas comme une retraite, mais comme le terrain de leur prochaine grande victoire.
FAQ
Pourquoi les sportives deviennent-elles de bonnes entrepreneures ?
Les athlètes possèdent des compétences transférables essentielles : discipline, persévérance face à l’échec, goût du challenge et capacité à travailler en équipe, ce qui correspond aux exigences de l’entrepreneuriat.
Quelles sont les sportives les plus connues dans le business ?
Des championnes comme Serena Williams (Serena Ventures), Naomi Osaka (Evolve), ou Venus Williams (Eleven by Venus) sont des exemples mondiaux de réussite dans l’investissement et la mode.
Le sport féminin est-il un bon investissement ?
Oui, c’est l’un des secteurs à la croissance la plus rapide. L’engouement public pour les compétitions féminines attire désormais des sponsors massifs et des droits de diffusion records.
Quels sont les principaux secteurs investis par les sportives ?
Elles privilégient souvent la tech, le bien-être (wellness), la mode durable et le sport business, mais aussi des fonds d’investissement à impact social.
Trending
-
Actualité3 ans agoSexfriend : le mode d’emploi
-
Culture6 ans agoLes standards de beauté dans les pays du Sud, entre poids du passé colonial et mondialisation
-
Actualité3 ans agoÉlisabeth Borne, la première ministre qui vient de la gauche et de l’écologie
-
Actualité9 ans ago« Elle est terrible celle-là »
-
Genre et communication8 ans agoCoupe moi la parole, je ne te dirai rien !
-
Actualité3 ans agoMartha Stewart : une femme d’affaires inspirante
-
Actualité9 ans agoNon, l’écriture inclusive ce n’est pas un « péril mortel ».
-
Culture3 ans agoCéline Dion, atteinte d’une maladie neurologique rare, reporte sa tournée européenne
