Pendant longtemps, la reconversion des athlètes a été perçue comme un saut dans l’inconnu, une transition délicate entre la lumière des stades et l’ombre des bureaux. Pourtant, en 2026, un phénomène majeur redessine le paysage économique mondial : l’ascension fulgurante des femmes sportives dans le monde des affaires. Qu’elles soient encore en activité ou retraitées des terrains, ces femmes ne se contentent plus de prêter leur image à des marques ; elles créent, dirigent et investissent dans des entreprises à forte croissance.
De Serena Williams à Naomi Osaka, en passant par des figures françaises comme Clarisse Agbegnenou ou Amandine Henry, ces championnes utilisent les codes de la haute performance pour disrupter des secteurs comme la tech, la santé, le luxe et le capital-risque.
Cette transition du terrain à la salle de conseil (boardroom) n’est pas un hasard. Elle repose sur une transférabilité exceptionnelle de compétences acquises dans la souffrance et la discipline du sport de haut niveau.
L’ADN de l’athlète : un levier de performance en entreprise
Ce qui fait d’une sportive une excellente femme d’affaires réside dans son rapport à l’échec et à l’objectif. Le sport de haut niveau est une école de la résilience où l’on apprend à analyser une défaite pour en faire le socle d’une victoire future. En entrepreneuriat, cette capacité de “pivot” est la clé du succès.
Les psychologues du travail et les analystes du World Economic Forum soulignent souvent que les soft skills développées durant une carrière sportive — esprit d’équipe, gestion du stress extrême, discipline chirurgicale et leadership — sont précisément celles que les entreprises recherchent aujourd’hui pour naviguer dans un monde incertain.
Pour une sportive, le “business plan” est le prolongement naturel du programme d’entraînement. La rigueur nécessaire pour gagner un Grand Chelem ou une médaille olympique se traduit par une gestion rigoureuse des indicateurs de performance (KPIs) en entreprise.
De l’image de marque à l’investissement stratégique
La véritable révolution réside dans le passage du statut d’égérie à celui d’actionnaire. Autrefois, les sportives signaient des contrats de sponsoring passifs. Aujourd’hui, elles exigent des parts au capital (equity) ou lancent leurs propres fonds.
Serena Williams, via sa structure Serena Ventures, a investi dans plus de 60 entreprises, en mettant l’accent sur la diversité et les fondateurs issus de minorités. De son côté, la joueuse de tennis Naomi Osaka a cofondé sa propre agence de management, Evolve, ainsi qu’une marque de soins pour la peau, prouvant que les athlètes veulent désormais posséder les structures qui les entourent.
En France, cette tendance s’accélère également. La judokate Clarisse Agbegnenou, par exemple, s’implique fortement dans des projets liés à la maternité des sportives et à l’entrepreneuriat social, montrant que les valeurs sportives irriguent directement leurs choix de business.
Le sport féminin comme marché à haute rentabilité
Les sportives investissent aussi là où elles connaissent le mieux les besoins : le marché du sport féminin lui-même. Pendant des décennies, ce secteur a été sous-financé car perçu comme moins rentable. L’histoire prouve aujourd’hui le contraire.
La création de clubs comme l’Angel City FC aux États-Unis, cofondé par l’actrice Natalie Portman et d’anciennes joueuses de l’équipe nationale américaine, a démontré qu’il existait une demande massive pour le sport féminin lorsqu’il est géré comme une marque moderne et inclusive.
Le site officiel de l’organisation internationale de la santé et du sport, Olympics.com, met régulièrement en avant ces parcours de femmes qui, après avoir brisé des plafonds de verre sur les pistes, s’attaquent à ceux de la finance.
Les obstacles persistants : accès au capital et légitimité
Malgré cette réussite, le chemin n’est pas sans embûches. Les femmes entrepreneures, sportives ou non, font face à des difficultés d’accès au financement bien plus marquées que leurs homologues masculins.
Le biais de genre : Les investisseurs (majoritairement masculins) ont parfois du mal à percevoir le potentiel des marchés adressés par les femmes.
Le syndrome de l’imposteur : Passer du statut de “physique” à “cerveau du business” demande une lutte constante pour la légitimité.
Le timing : Gérer une entreprise tout en s’entraînant pour les prochains Jeux Olympiques demande une logistique sans faille.
Cependant, ces obstacles sont perçus par ces femmes comme de nouveaux défis à relever, avec le même esprit combatif qui les a portées sur les podiums.
Un modèle pour les générations futures
L’impact de cet essor dépasse le cadre purement financier. En devenant des figures de proue du business, les sportives changent les représentations. Elles prouvent aux jeunes filles que l’ambition ne doit pas se limiter à une seule carrière.
On peut être mère, championne olympique, et PDG d’une startup technologique. Cette polyvalence devient la nouvelle norme. La fondation Women’s Sports Foundation travaille activement sur ces sujets de mentorat pour aider les jeunes athlètes à préparer leurs dossiers de création d’entreprise et à constituer leur réseau professionnel dès le début de leur carrière sportive.
L’ascension des femmes sportives dans les affaires marque la fin de l’ère de l’athlète unidimensionnelle. En 2026, elles sont devenues des actrices incontournables de l’économie, apportant avec elles une vision du management basée sur l’authenticité et la performance durable.
Leur réussite prouve que les terrains de sport sont les meilleurs incubateurs de talents entrepreneuriaux. En investissant, en créant et en dirigeant, ces femmes ne font pas que sécuriser leur avenir ; elles ouvrent une voie royale pour que les prochaines générations de championnes voient le monde des affaires non pas comme une retraite, mais comme le terrain de leur prochaine grande victoire.
FAQ
Pourquoi les sportives deviennent-elles de bonnes entrepreneures ?
Les athlètes possèdent des compétences transférables essentielles : discipline, persévérance face à l’échec, goût du challenge et capacité à travailler en équipe, ce qui correspond aux exigences de l’entrepreneuriat.
Quelles sont les sportives les plus connues dans le business ?
Des championnes comme Serena Williams (Serena Ventures), Naomi Osaka (Evolve), ou Venus Williams (Eleven by Venus) sont des exemples mondiaux de réussite dans l’investissement et la mode.
Le sport féminin est-il un bon investissement ?
Oui, c’est l’un des secteurs à la croissance la plus rapide. L’engouement public pour les compétitions féminines attire désormais des sponsors massifs et des droits de diffusion records.
Quels sont les principaux secteurs investis par les sportives ?
Elles privilégient souvent la tech, le bien-être (wellness), la mode durable et le sport business, mais aussi des fonds d’investissement à impact social.
Pendant longtemps, l’entrepreneuriat a été présenté comme un univers largement masculin, dominé par des réseaux professionnels, financiers et décisionnels auxquels les femmes accédaient plus difficilement. Pourtant, depuis plusieurs années, le paysage évolue. De plus en plus de femmes créent leur entreprise, dirigent des structures de croissance et occupent des postes stratégiques dans l’économie. Cette transformation s’accompagne de l’émergence de réseaux professionnels féminins qui jouent un rôle déterminant dans l’accompagnement, la visibilité et le développement des entrepreneures.
Pour Monica Calore, vice-présidente de l’association Corsican Business Women, cette évolution marque une étape importante : l’entreprise au féminin n’est plus perçue comme une exception ou une catégorie à part, mais comme une composante pleinement reconnue de la vie économique.
Une progression lente mais réelle de l’entrepreneuriat féminin
Les chiffres témoignent d’une évolution significative. Selon les données de l’INSEE, la part des femmes parmi les créateurs d’entreprise progresse régulièrement depuis plusieurs années. Même si les hommes restent majoritaires dans certains secteurs, les écarts se réduisent progressivement, notamment dans les services, le numérique, le commerce ou l’économie sociale et solidaire.
Cette progression ne se limite pas au nombre de créations d’entreprises. Les femmes occupent également davantage de fonctions dirigeantes et développent des projets de plus en plus ambitieux, y compris dans des secteurs historiquement masculins.
Pour autant, les obstacles n’ont pas disparu. Les difficultés d’accès au financement, les stéréotypes persistants ou encore les problématiques liées à l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle continuent de peser sur les parcours entrepreneuriaux féminins.
Le rôle clé des réseaux de femmes entrepreneures
Face à ces défis, les réseaux professionnels féminins se sont multipliés. Leur objectif n’est pas de fonctionner en vase clos, mais de créer des espaces où les femmes peuvent développer leur activité, partager leurs expériences et accéder à des opportunités professionnelles.
Des organisations comme Femmes Chefs d’Entreprises (FCE France), Bouge ta Boîte ou encore Les Premières illustrent cette dynamique nationale. À l’échelle territoriale, des réseaux comme Corsican Business Women jouent un rôle essentiel pour connecter les entrepreneures locales et renforcer leur visibilité.
Ces structures offrent souvent :
Du mentorat.
Des événements de networking.
Des formations.
Un accompagnement au développement commercial.
Une mise en relation avec des partenaires et investisseurs.
Dans de nombreux cas, elles permettent de compenser l’absence de réseaux professionnels historiques auxquels les femmes avaient traditionnellement moins accès.
De la solidarité à l’influence économique
L’évolution la plus marquante de ces dernières années est sans doute le passage d’une logique d’entraide à une logique d’influence économique. Les réseaux féminins ne se contentent plus de soutenir les entrepreneures : ils cherchent également à peser dans les débats économiques et à promouvoir une vision plus inclusive du leadership.
Cette évolution traduit une montée en puissance des femmes dans l’écosystème entrepreneurial. Les réseaux deviennent des lieux où se construisent des partenariats, des projets communs et parfois même des stratégies de développement économique territorial.
Pour Monica Calore, cette reconnaissance progressive participe à la normalisation de l’entreprise au féminin. L’enjeu n’est plus seulement d’aider les femmes à entreprendre, mais de faire reconnaître pleinement leur contribution à l’économie.
Un autre rapport à l’entreprise ?
De nombreuses études montrent que les femmes entrepreneures développent parfois des approches différentes du management et de la gouvernance. Sans tomber dans les généralisations, plusieurs recherches soulignent une attention plus forte portée à la coopération, à la responsabilité sociale et à la qualité des relations de travail.
Cette diversité des approches constitue aujourd’hui une richesse pour l’économie. Elle contribue à élargir les modèles de réussite et à remettre en question certaines représentations traditionnelles du leadership entrepreneurial.
Les défis qui demeurent
Malgré les progrès observés, plusieurs obstacles continuent de freiner le développement de l’entrepreneuriat féminin.
L’accès au financement reste l’un des principaux enjeux. Plusieurs études européennes montrent que les entreprises fondées par des femmes reçoivent encore moins de financements que celles dirigées par des hommes, notamment dans l’univers des startups technologiques.
La représentation dans certains secteurs reste également limitée. Les domaines de l’industrie, de la tech ou de la finance demeurent encore très masculins malgré les évolutions récentes.
Enfin, les questions liées à la charge mentale et à la répartition des responsabilités familiales continuent d’avoir un impact direct sur les trajectoires entrepreneuriales.
Une transformation culturelle plus profonde
Au-delà des chiffres, la progression de l’entreprise au féminin reflète une évolution culturelle plus large. Les modèles de réussite se diversifient, les parcours deviennent plus visibles et les jeunes générations disposent désormais de davantage de figures inspirantes.
Cette visibilité est essentielle. Elle contribue à rendre l’entrepreneuriat plus accessible et à montrer que la création d’entreprise n’est pas réservée à un profil unique.
Les réseaux professionnels féminins participent pleinement à cette transformation en créant des espaces de confiance, de transmission et de développement qui favorisent l’émergence de nouvelles générations de dirigeantes.
L’entreprise au féminin n’est plus un sujet périphérique dans le monde économique. Elle s’impose progressivement comme une réalité incontournable, portée par des entrepreneures de plus en plus nombreuses, des réseaux structurés et une reconnaissance croissante de leur contribution à la création de valeur.
Si les obstacles restent réels, les évolutions observées ces dernières années montrent que l’entrepreneuriat féminin gagne en légitimité, en visibilité et en influence. Comme le souligne Monica Calore, cette dynamique marque une étape importante : celle d’un entrepreneuriat féminin qui n’a plus besoin de se justifier pour exister, mais qui contribue pleinement à façonner l’économie de demain.
FAQ
Pourquoi les réseaux féminins sont-ils importants pour les entrepreneures ?
Ils facilitent le développement du réseau professionnel, l’accès au mentorat, aux opportunités commerciales et aux financements.
L’entrepreneuriat féminin progresse-t-il en France ?
Oui. Selon les données de l’INSEE, la part des femmes parmi les créateurs d’entreprise augmente régulièrement depuis plusieurs années.
Quels sont les principaux freins rencontrés par les femmes entrepreneures ?
L’accès au financement, les stéréotypes persistants, la sous-représentation dans certains secteurs et la charge mentale figurent parmi les principaux obstacles.
Les réseaux féminins sont-ils réservés aux créatrices d’entreprise ?
Non. Ils accueillent également des dirigeantes, des cadres, des indépendantes et des professionnelles souhaitant développer leur activité ou leur réseau.
L’entreprise au féminin apporte-t-elle une vision différente du management ?
De nombreuses études soulignent une attention particulière portée à la coopération, à l’impact social et à la qualité des relations humaines, même si chaque parcours reste unique.
Longtemps considérés comme des cercles confidentiels ou des espaces de sociabilité, les clubs de femmes ont profondément évolué. Aujourd’hui, ils constituent de véritables plateformes d’influence, de développement professionnel et d’accès à des opportunités. Dans un monde du travail encore marqué par des inégalités structurelles, ces réseaux féminins jouent un rôle croissant dans l’accélération des trajectoires de carrière.
Plus qu’un simple lieu de rencontre, un club de femmes bien structuré fonctionne comme un accélérateur de connexions. Il permet à ses membres de sortir de leur cercle habituel, de croiser des profils variés et d’accéder à des opportunités qui restent souvent invisibles dans les réseaux mixtes traditionnels.
Un phénomène qui s’est structuré et professionnalisé
Les clubs de femmes ne sont pas nouveaux. Des organisations comme le Soroptimist ou les associations de femmes cadres existent depuis plusieurs décennies. Ce qui a changé, c’est leur professionnalisation et leur orientation stratégique.
De nombreux clubs se sont transformés en véritables outils de développement professionnel. Ils organisent des rencontres régulières, des ateliers thématiques, des sessions de mentorat et des événements permettant des mises en relation ciblées. Certains clubs ont même développé des programmes d’accompagnement structurés, avec des objectifs clairs en matière de visibilité, de prise de parole ou de développement d’affaires.
Cette évolution répond à un besoin réel : celui de disposer d’espaces où les femmes peuvent échanger librement sur leurs ambitions, leurs difficultés et leurs stratégies, sans les codes parfois contraignants des environnements mixtes.
Pourquoi le réseautage féminin produit des résultats concrets
Le principal atout des clubs de femmes réside dans la qualité et la densité des connexions qu’ils permettent de créer. Dans un réseau féminin, les membres partagent souvent des expériences communes liées à leur parcours professionnel. Cette proximité facilite la confiance et les échanges plus directs.
Les bénéfices les plus fréquemment cités sont les suivants :
L’accès à des opportunités cachées : de nombreux postes, missions ou partenariats se décident en dehors des circuits officiels. Les clubs de femmes permettent d’y accéder plus facilement.
Le mentorat et le parrainage : les femmes plus expérimentées peuvent accompagner celles qui sont en phase de progression, un levier particulièrement efficace pour franchir certains plafonds de verre.
La visibilité : prendre la parole lors d’événements organisés par le club permet de se faire connaître auprès d’un public qualifié.
Le développement d’affaires : de nombreuses femmes entrepreneures ou dirigeantes trouvent dans ces clubs des clientes, des partenaires ou des fournisseurs.
Ces effets sont d’autant plus puissants que les membres partagent souvent une même volonté de s’entraider et de faire progresser les femmes dans leur ensemble.
Des espaces de parole plus libres et plus stratégiques
L’un des avantages souvent mis en avant par les membres de clubs de femmes est la possibilité de parler plus librement de sujets sensibles : ambition, rémunération, équilibre vie professionnelle et vie personnelle, sexisme au travail ou encore stratégies de négociation.
Dans un environnement exclusivement féminin, les échanges sont souvent plus directs et moins filtrés. Cette liberté de parole permet d’aborder des questions que l’on aborde plus difficilement dans des contextes mixtes, et de bénéficier de retours d’expérience concrets.
De nombreux témoignages soulignent également que ces clubs aident les femmes à mieux se positionner et à oser demander plus, que ce soit en termes de salaire, de responsabilités ou de visibilité.
Un levier particulièrement efficace pour les femmes entrepreneures
Les clubs de femmes constituent également un terrain fertile pour les entrepreneures. Le réseautage y est souvent plus orienté business que dans les réseaux mixtes, où les femmes peuvent parfois se sentir moins à l’aise pour parler de leurs projets.
De nombreuses femmes chefs d’entreprise y trouvent des clientes, des partenaires, des investisseurs ou des conseils opérationnels. Certains clubs organisent même des sessions dédiées à la mise en relation commerciale ou à la présentation de projets.
Cette dimension économique explique pourquoi de plus en plus de clubs de femmes intègrent des formats spécifiquement conçus pour favoriser le développement d’affaires entre leurs membres.
Des clubs aux formats variés
Il existe aujourd’hui une grande diversité de clubs de femmes. Certains sont très sélectifs et fonctionnent sur cooptation, tandis que d’autres sont plus ouverts. Certains se concentrent sur un secteur d’activité précis (finance, tech, santé, industrie), tandis que d’autres sont transversaux.
On trouve également des clubs plus généralistes, des clubs de haut niveau orientés influence, et des structures plus locales ou régionales. Cette variété permet à chaque femme de trouver un réseau correspondant à son profil, à son secteur et à ses objectifs.
Des limites à ne pas négliger
Si les clubs de femmes offrent de réels avantages, ils ne constituent pas une solution miracle. Leur efficacité dépend largement de l’engagement de la membre et de la qualité de l’animation du club. Certains réseaux restent très centrés sur la sociabilité sans produire de résultats concrets en matière de carrière.
Par ailleurs, ces clubs ne remplacent pas les réseaux mixtes. Ils viennent les compléter. Une stratégie de réseautage efficace combine généralement plusieurs types de cercles : réseaux féminins, réseaux sectoriels et réseaux plus larges.
Les clubs de femmes ont dépassé le stade de la simple entraide pour devenir de véritables accélérateurs de carrières et d’opportunités. Dans un contexte professionnel où les réseaux restent encore largement masculins, ces espaces offrent aux femmes des connexions plus accessibles, des échanges plus libres et des opportunités souvent plus concrètes.
Leur force réside dans leur capacité à créer des liens de confiance et de sororité professionnelle, tout en favorisant le développement de projets et de carrières. Pour de nombreuses femmes, ces clubs ne sont plus un simple complément, mais un véritable levier stratégique dans leur parcours.
À mesure que ces réseaux se structurent et se professionnalisent, ils occupent une place de plus en plus importante dans l’écosystème du développement professionnel féminin.
FAQ
Pourquoi les clubs de femmes sont-ils efficaces pour le développement de carrière ? Parce qu’ils facilitent des connexions de confiance, permettent d’accéder à des opportunités cachées et offrent un espace de parole plus libre sur les enjeux professionnels.
Les clubs de femmes remplacent-ils les réseaux mixtes ? Non. Ils les complètent. Une stratégie efficace combine généralement plusieurs types de réseaux.
Quels sont les principaux bénéfices des clubs de femmes ? Le mentorat, la visibilité, le développement d’affaires, l’accès à des opportunités et le partage d’expériences entre femmes.
Tous les clubs de femmes se valent-ils ? Non. Leur efficacité dépend de leur animation, de leur orientation (business, influence, mentorat) et de l’engagement des membres.
Les clubs de femmes sont-ils réservés aux dirigeantes ? Non. Il existe des clubs adaptés à tous les niveaux d’expérience et à tous les secteurs d’activité.
Dans une démocratie où les décisions les plus importantes engagent souvent les générations qui n’ont pas encore le droit de vote, l’idée d’une Assemblée nationale des enfants soulève une question fondamentale : comment faire en sorte que les plus jeunes ne soient plus seulement les objets des politiques publiques, mais aussi des acteurs de la réflexion collective ?
Cette proposition, portée par certaines figures politiques, dépasse largement le cadre d’une campagne électorale. Elle interroge la capacité de nos institutions à intégrer le long terme et à prendre en compte les intérêts des personnes qui vivront le plus longtemps avec les conséquences des choix d’aujourd’hui. Au-delà de l’actualité, elle invite à réfléchir à une évolution structurelle de la démocratie : celle d’une représentation plus inclusive des âges de la vie.
Pourquoi une telle idée émerge-t-elle aujourd’hui ?
Les grandes transitions en cours — climatique, démographique, technologique — ont une particularité : leurs effets les plus lourds se feront sentir dans plusieurs décennies. Les enfants d’aujourd’hui seront les adultes qui devront vivre avec les conséquences des décisions prises maintenant en matière d’environnement, d’éducation, de dette publique ou d’aménagement du territoire.
Pourtant, ces mêmes enfants n’ont aucune prise directe sur ces choix. L’idée d’une Assemblée nationale des enfants part d’un constat simple : les mécanismes classiques de représentation (élections, mandats, lobbying) sont structurellement orientés vers les générations actuellement en âge de voter. Une instance dédiée aux plus jeunes pourrait constituer un contre-pouvoir symbolique et concret, capable de porter une vision à plus long terme.
Cette réflexion s’inscrit dans un mouvement plus large de réflexion sur la démocratie intergénérationnelle, déjà exploré par des institutions comme le Conseil de l’Europe ou des organisations internationales telles que l’UNICEF, qui plaident depuis plusieurs années pour une participation accrue des enfants aux décisions qui les concernent.
Ce que pourrait être concrètement une Assemblée nationale des enfants
Loin d’être une simple simulation scolaire, une Assemblée nationale des enfants pourrait prendre plusieurs formes opérationnelles :
Une instance composée d’enfants âgés de 9 à 15 ans, tirés au sort ou élus dans les écoles et les territoires, avec une représentation équilibrée selon les régions et les milieux sociaux.
Des pouvoirs essentiellement consultatifs au départ, avec la possibilité d’émettre des avis obligatoirement examinés par les commissions parlementaires sur les textes touchant l’éducation, l’environnement, la santé ou le numérique.
Un fonctionnement hybride : sessions plénières régulières, groupes de travail thématiques, et un lien direct avec les parlementaires adultes via des auditions croisées.
L’objectif ne serait pas de donner un pouvoir législatif aux enfants, mais de créer un espace institutionnalisé où leur parole est entendue, documentée et prise en compte dans le processus de décision. Plusieurs pays ont déjà expérimenté des dispositifs similaires, comme le Scottish Youth Parliament ou le Children’s Parliament au Royaume-Uni, qui produisent des recommandations concrètes sur des sujets nationaux.
Les bénéfices attendus d’une telle institution
Une Assemblée nationale des enfants pourrait produire plusieurs effets positifs à long terme :
Améliorer la qualité des politiques publiques en intégrant systématiquement le point de vue de ceux qui en seront les premiers bénéficiaires ou les premières victimes.
Renforcer l’éducation à la citoyenneté en offrant aux enfants une expérience concrète de délibération, d’argumentation et de compromis.
Légitimer les décisions en montrant que les choix politiques ont été confrontés à la perspective des générations futures.
Lutter contre le court-termisme politique en introduisant une voix qui n’est pas soumise aux cycles électoraux des adultes.
Des études menées par des chercheurs en sciences politiques, notamment au sein du Centre de recherches politiques de Sciences Po, montrent que l’implication précoce des jeunes dans des processus délibératifs améliore leur sentiment d’appartenance à la communauté politique et leur confiance dans les institutions.
Les objections et les défis à surmonter
Toute proposition de ce type soulève légitimement des questions :
Comment garantir une représentation réellement diverse et éviter que seuls les enfants issus de milieux favorisés participent ?
Quel statut accorder aux avis émis ? Doivent-ils être simplement consultatifs ou disposer d’un poids plus contraignant ?
Comment éviter l’instrumentalisation politique de cette instance ?
Comment former les enfants à la délibération sans les exposer à des débats trop techniques ou conflictuels ?
Ces objections ne sont pas insurmontables. Elles appellent plutôt à une conception progressive et expérimentale de l’institution : commencer par des pouvoirs consultatifs, des mandats courts, une formation solide et une évaluation régulière des effets produits.
Une évolution possible de nos institutions démocratiques
L’idée d’une Assemblée nationale des enfants ne se limite pas à une mesure symbolique. Elle s’inscrit dans une réflexion plus large sur la manière dont les démocraties peuvent mieux intégrer le temps long. D’autres propositions vont dans le même sens : création de chambres du futur, représentation des générations futures dans les assemblées, ou encore mécanismes de veto climatique.
Dans ce paysage, une Assemblée nationale des enfants aurait l’avantage d’être concrète, visible et pédagogique. Elle permettrait de matérialiser l’idée que la démocratie ne concerne pas seulement les citoyens d’aujourd’hui, mais aussi ceux qui hériteront du monde que nous construisons.
Loin d’être une simple proposition de campagne, l’idée d’une Assemblée nationale des enfants pose une question essentielle sur l’avenir de la démocratie : comment faire en sorte que les décisions collectives prennent mieux en compte ceux qui n’ont pas encore le droit de vote, mais qui en supporteront le plus longtemps les conséquences ?
Qu’elle soit adoptée ou non sous cette forme précise, cette proposition invite à repenser les mécanismes de représentation à l’aune des grands défis intergénérationnels. Elle rappelle que la démocratie n’est pas figée et qu’elle peut encore inventer de nouveaux espaces pour que toutes les voix, y compris les plus jeunes, trouvent leur place dans la délibération collective.
FAQ
Pourquoi créer une Assemblée nationale des enfants ? Parce que de nombreuses décisions politiques ont des conséquences à très long terme sur les générations futures, qui n’ont actuellement aucune représentation institutionnelle. Une telle assemblée permettrait d’intégrer leur point de vue dans le débat public.
Une Assemblée nationale des enfants aurait-elle un vrai pouvoir ? Dans la plupart des propositions, il s’agirait d’une instance consultative dont les avis seraient obligatoirement examinés par le Parlement. L’objectif est moins de légiférer que d’influencer les décisions et de former les enfants à la délibération démocratique.
Cette idée existe-t-elle déjà dans d’autres pays ? Oui. Plusieurs pays ont mis en place des parlements ou des conseils de jeunes et d’enfants (Écosse, Pays de Galles, Portugal, etc.) qui produisent des recommandations sur des sujets nationaux et locaux.
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